Rentrée: Les parents devront composer avec l'arrêt des activités périscolaires

Hier après-midi, les maires réunis à la Possession ont annoncé que la rentrée scolaire aurait lieu le lundi 20 août dans les 21 communes où elle a été repoussée. Une rentrée "au rabais" dans les établissements du premier degré (écoles primaires et maternelles) et avec des conséquences directes pour les parents d'élèves: l'arrêt par les communes des activités périscolaires.
Une situation que déplore la Frape (Fédération réunionnaise des associations de parents d'élèves) et la FCPE 974 (Fédération des conseils de parents d'élèves), des fédérations de parents d'élèves. "On le déplore fortement, mais on ne peut pas s'immiscer dans la gestion des contrats aidés, c'est du ressort des communes", explique Joël Arthur de la Frape. Même constat du côté de la FCPE : "Les activités périscolaires sont très importantes pour les parents d'élèves, sans garderie le matin ou le soir cela va être problématique", explique Jean-Odel Oumana, vice-président de la FCPE 974.
Hier après-midi, les maires des communes réunis à la Possession sous l'égide de l'AMDR (Association des maires de la Réunion) ont annoncé l'arrêt des activités non obligatoires dans les écoles primaires ou maternelles. "Cette rentrée ne sera possible qu’au prix d’un net recul de la qualité du service public : suppression de l’accueil périscolaire, diminution du nombre et mutualisation des ATSEM, réduction du nombre d’agents polyvalents…", ont expliqué les maires au sortir de la réunion de jeudi après-midi.
Plus de garde d'enfant
Concrètement, les parents d'élèves devront composer avec une rentrée plus difficile à gérer. Dans beaucoup de communes, les maires vont stopper par exemple la garde d'enfant le matin avant le début des cours. Une garderie mise en place entre 7 heures et 8 heures pour les parents travaillant tôt le matin.
"Pour le moment nous n'avons pas encore pris la mesure de cette nouvelle situation. Mais nous ne souhaitons pas que cette situation perdure dans le temps", souligne Joël Arthur. Pour Jean-Odel Oumana, il était important dans un premier temps "d'assurer" une rentrée scolaire en toute "sécurité".
"La rentrée va se faire et sera assurée avec un service minimum. Après nous allons mettre tout à plat commune par commune. On veut rencontrer tous les partenaires et connaitre le nombre exact de contrats aidés distribués dans chaque commune et chaque école. Je demande la transparence", conclut-il.


