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Journée de la femme le 8 mars: "Sept femmes pour demain",Béatrice Sigismeau

La vie politique réunionnaise se féminise. Ouf ! Ce n’était pas trop tôt ! La rédaction de Zinfos en a sélectionné sept. Sept femmes qui émergent de tous les partis confondus à la Réunion. Elles sont associées à la dynamique économique, sociale ou culturelle de l’île, jusqu’à maintenant réservée aux hommes. Elles se sont investies pleinement dans les décisions régionales, départementales, communales et politiques tout en étant mère au foyer, épouse et professionnelle. Elles sont décidées à faire entendre leurs voix, leurs idées. Elles livrent à tour de rôle leurs opinions féminines et féministes. En attendant la journée internationale de la femme le 8 mars prochain, Zinfos vous dévoile chaque jour "une femme politique de demain".
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 7 mars 2012 à 13H10

Béatrice Sigismeau – Conseillère Municipale à la mairie de Saint Pierre et Conseillère Générale – Candidate à l’élection législative dans la quatrième circonscription 

On constate ces dernières années, un regain d’intérêt des mouvements féministes (à La Réunion, comme en métropole) : il y a « femmes974 », « ni putes, ni soumises », « femmes solidaires » etc.. D’après vous pourquoi le féminisme est toujours d’actualité ?

Je parlerais plutôt d’associations qui évoquent des problématiques relevant de la condition féminine. beaucoup de femmes se reconnaissent dans ces thématiques le féminisme était en déclin car trop souvent perçu comme un mouvement de femmes en guerre contre les hommes. malgré les évolutions et la législation, rien n’est encore acquis en matière d’égalité de traitement et de parité dans les instances décisionnelles.

Pensez-vous que c’est difficile pour une femme de concilier vie professionnelle et vie privée ?

on a souvent évoqué la question de la « double journée ». il reste encore dévolu à la femme de s’occuper des enfants, de l’entretien de la maison et de préparer le repas. En ce sens, il peut paraître difficile de concilier une carrière qui nécessiterait une grande disponibilité, une amplitude horaire et éventuellement de fréquents déplacements. Pour autant, les choses évoluent, des maris et des pères s’investissent de plus en plus dans l’éducation des enfants et le partage des tâches quotidiennes.

Quand vous étiez petite fille, vous aviez conscience d’uns statut différent entre l’homme et la femme ?

Il y avait une école de filles et une école de garçons. La représentation de l’autorité, du pouvoir s’exprimait plutôt du coté des hommes. Toutefois, je constate une évolution, la mixité est devenue un principe, les métiers « d’hommes » sont de plus en plus exercés par des femmes, l’émancipation a remplacé la soumission.

Pensez-vous que la femme est seule responsable de l’image qu’elle véhicule à travers les médias ?

La lutte contre le sexisme dans les médias remonte à une quarantaine d’années, on ne peut pas dire que les résultats soient significatifs. C’est près des consommateurs qu’il conviendrait de rechercher la responsabilité de l’image véhiculé par des femmes. La réussite de cette entreprise, trouvera sa source dans l’éducation et qui fera de notre société, une société régulièrement organisée et respectueuse.

Qu’est ce que votre mère vous a transmis ?

Mon père est décédé relativement jeune laissant derrière lui 9 enfants que ma mère a du élever seule. Nous avons dès lors reçu une éducation emprunte de respect et de solidarité. Nous avons appris très jeune que ma mère devait faire face à l’essentiel pour nous nourrir et nous vêtir, il nous fallait distinguer l’indispensable du nécessaire et le nécessaire du futile. Il me reste de cette période l’image d’une mère qui a du concilier travail, vie de famille, gestion rigoureuse sans jamais rien céder au découragement et à l’amour de ces enfants.

 

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