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Un policier municipal de Carcassonne exclu du RN après des propos racistes et misogynes

Ecrit par Zinfos974 – le mercredi 9 septembre 2026 à 15H20
Photod'illustration : Alexandre Robert

Membre occasionnel du service d’ordre du Rassemblement national, un policier municipal de Carcassonne (Aude) a été exclu du parti après la diffusion d’une vidéo dans laquelle il multiplie les propos racistes, misogynes, homophobes et complotistes. Le parquet a ouvert une enquête.

La caméra piéton qu’il portait a enregistré une conversation qu’il pensait privée. Lors d’une patrouille réalisée en novembre 2025, un brigadier-chef de la police municipale de Carcassonne multiplie les insultes racistes, les propos misogynes et homophobes ainsi que les appels à la violence, révèle Midi Libre.

Le policier, ancien militaire, est également membre du Rassemblement national et intervient ponctuellement comme bénévole au sein de son service d’ordre. Face à la polémique, le RN annonce mercredi 9 septembre son exclusion immédiate du parti et de toutes ses fonctions bénévoles.

Dans un communiqué transmis à franceinfo, le mouvement affirme condamner « avec la plus grande fermeté » des propos qu’il juge « pénalement répréhensibles ». Le RN précise que l’homme ne participait pas à la protection rapprochée de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella.

Insultes racistes et appel à une dictature

Dans les enregistrements, le policier emploie à plusieurs reprises des termes ouvertement racistes pour désigner des personnes d’origine maghrébine ou africaine. Après l’appel d’une automobiliste indiquant avoir percuté un animal, il évoque également un migrant en imitant un accent caricatural.

Le brigadier-chef tient ensuite des propos dégradants sur les femmes, relaie une théorie complotiste et transphobe visant Brigitte Macron et défend les tortionnaires de la guerre d’Algérie. Il appelle encore à « un coup d’État » et à l’instauration d’une « dictature en France », tout en proférant des menaces contre plusieurs catégories de la population.

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Le parquet de Carcassonne confirme à l’AFP avoir ouvert une enquête, sans communiquer à ce stade sa date d’ouverture ni les qualifications pénales retenues.

La mairie promet des sanctions

La municipalité RN de Carcassonne qualifie ces propos d’« inacceptables » et annonce l’engagement de procédures ainsi que des sanctions « à la hauteur de la gravité des faits ». Elle souligne cependant que les enregistrements remontent à novembre 2025, avant l’arrivée de la nouvelle majorité municipale, et accuse l’équipe précédente d’avoir étouffé l’affaire.

À gauche, plusieurs responsables politiques réclament des mesures immédiates. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, estime que la vidéo illustre ce que signifient les termes « raciste, sexiste, homophobe, complotiste ». La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, se dit pour sa part « écœurée ». Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, demande la révocation immédiate des policiers concernés.

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