La surmortalité atteint déjà 7300 décès entre mai et juillet 2026 en France

Les épisodes de fortes chaleurs qui se succèdent depuis le mois de mai en France ont coïncidé avec une importante surmortalité. Selon le dernier bilan provisoire des autorités sanitaires, 7 300 décès en excès ont désormais été recensés, avec les personnes âgées en première ligne.
La succession des vagues de chaleur pèse lourdement sur la mortalité en France. Le bilan provisoire présenté ce mercredi 19 août par Santé publique France fait désormais état de 7 300 décès en excès enregistrés pendant les différents épisodes de fortes températures qui ont touché l'Hexagone depuis le mois de mai.
Ce chiffre ne signifie toutefois pas que 7 300 personnes sont mortes directement de la chaleur. Les autorités sanitaires mesurent une mortalité “toutes causes” supérieure à celle statistiquement attendue sur les périodes concernées. L'imputabilité précise à la chaleur devra être déterminée ultérieurement.
Le bilan reste par ailleurs provisoire. Il ne prend notamment pas encore pleinement en compte les conséquences de la troisième vague de chaleur, débutée à la fin du mois de juillet.
1 243 décès en excès lors de la deuxième vague de chaleur
Entre le 3 et le 22 juillet, période correspondant à la deuxième vague de chaleur de l'été métropolitain, 1.243 décès en excès ont été enregistrés. Au total, 14.713 décès ont été comptabilisés pendant cette période dans les données disponibles au moment de l'analyse.
Cet épisode vient s'ajouter à un premier bilan déjà particulièrement lourd. Quelque 300 décès en excès avaient été recensés lors du premier épisode de fortes chaleurs, entre le 24 et le 28 mai. Surtout, 5.764 décès supplémentaires par rapport à la mortalité attendue avaient été enregistrés lors de la vague de chaleur de la deuxième moitié du mois de juin, relève Santé Publique France.
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La deuxième vague estivale a été moins intense, mais elle s'est distinguée par sa durée et son ampleur géographique. Au total, 78 départements ont été concernés, représentant près de 80 % de la population de l'Hexagone.
Toutes les régions ont connu une surmortalité pendant cette deuxième vague, à l'exception de la Corse, moins fortement exposée à la chaleur durant cette période. Les Pays de la Loire ont enregistré le bilan régional le plus important, avec 236 décès en excès, devant la région Auvergne-Rhône-Alpes avec 163 décès, la Bretagne avec 152 et l'Île-de-France avec 141.
Les plus de 75 ans particulièrement touchés
Sans surprise, les personnes les plus âgées apparaissent comme les premières victimes de ces épisodes. Près des trois quarts des décès en excès recensés pendant la vague de chaleur de juillet concernent les personnes âgées de 75 ans et plus.
La surmortalité ne se limite cependant pas à cette tranche d'âge. Elle est observée dans toutes les classes d'âge à partir de 45 ans.
Les décès supplémentaires ont également été constatés dans différents lieux : établissements hospitaliers, maisons de retraite et Ehpad, mais aussi à domicile, où les autorités sanitaires ont relevé un signal notable.
Les effets de la chaleur peuvent en outre se prolonger après la baisse des températures, notamment chez les personnes fragiles ou souffrant déjà de pathologies. Le bilan définitif de l'été pourrait donc encore évoluer.
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Cette estimation ne prend pas encore totalement la mesure de la troisième vague de chaleur débutée le 28 juillet. Un épisode particulièrement long qui devrait faire l'objet, lui aussi, d'une analyse sanitaire dans les prochaines semaines.


