Affaire Centon : Cyrille Melchior lui demande de ne pas se précipiter vers la démission

Alors qu'Aurélien Centon envisage de quitter son mandat de conseiller départemental après sa condamnation pour harcèlement moral, le président du Département, Cyrille Melchior, estime qu'il doit prendre le temps de la réflexion avant toute décision définitive.
Le président du Conseil départemental sort du silence. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, Cyrille Melchior apporte son soutien mesuré à Aurélien Centon, tout en prenant soin de distinguer l'institution départementale de la procédure judiciaire qui vise l'élu saint-paulois.
« J'ai eu l'occasion d'échanger à plusieurs reprises avec Aurélien Centon ces derniers jours », indique le président du Département. Concernant la volonté exprimée par l'intéressé de démissionner de son mandat de conseiller départemental, Cyrille Melchior affirme lui avoir demandé « de prendre le temps nécessaire à la réflexion avant toute décision définitive ».
« Une affaire personnelle dans laquelle le Conseil départemental n'est pas concerné »
Le président du Conseil départemental tient également à saluer l'investissement de l'élu depuis son entrée dans l'assemblée. Il souligne « son engagement au service du territoire » ainsi que sa participation aux travaux de la collectivité, mettant en avant un taux de présence supérieur à 85 % aux séances, réunions et commissions départementales.
Tout en reconnaissant le contexte délicat, Cyrille Melchior insiste sur le fait que la situation relève « d'une affaire personnelle dans laquelle le Conseil départemental n'est pas concerné ».
Cette prise de parole intervient quelques jours après la condamnation d'Aurélien Centon par le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Le fondateur de l'association P'tit Cœur a écopé de quatre mois de prison avec sursis pour harcèlement moral à l'encontre d'une ancienne collègue de travail. Le tribunal lui reproche d'avoir multiplié pendant plusieurs mois les appels, messages et démarches auprès de la jeune femme et de son entourage dans le cadre d'un conflit lié à une procédure de contestation de paternité. Il a également été condamné à ne plus entrer en contact avec la victime pendant deux ans.


