Garance : l’État accompagne la relance des infrastructures à Saint-Benoît

Plus d’un an après le passage du cyclone Garance, la commune de Saint-Benoît poursuit un vaste programme de reconstruction de ses équipements publics. Ce vendredi 22 mai 2026, le préfet de La Réunion, Patrice Latron, s’est rendu sur place pour faire le point sur plusieurs projets structurants, entre réhabilitation du patrimoine, reconstruction d’un gymnase et relocalisation d’une école fortement exposée aux risques naturels.
Saint-Benoît poursuit sa reconstruction. Ce vendredi 22 mai 2026, la commune a accueilli le préfet de La Réunion, pour une visite de terrain consacrée aux principaux projets de reconstruction et de rénovation des équipements publics endommagés par le cyclone Garance.
Cette rencontre a permis de faire un point d’étape sur plusieurs opérations majeures soutenues par l’État, dans un contexte où la ville poursuit un vaste programme de modernisation de ses infrastructures, entre réparation des dégâts et renforcement de la résilience face aux aléas climatiques.
Gymnase Christophe Ramon : vers une reconstruction complète
Parmi les dossiers les plus lourds figure le gymnase Christophe Ramon, sévèrement endommagé par la destruction d’une grande partie de sa toiture et de ses façades lors du cyclone.
L’équipement, utilisé à la fois par les clubs sportifs locaux — notamment la JSB Gym et la JSB Hand — et par les établissements scolaires, ne peut être simplement rénové selon les études techniques réalisées. La commune de Saint-Benoît a donc retenu le principe d’une reconstruction totale.
Le futur gymnase devra répondre à plusieurs objectifs : restauration des usages sportifs actuels, augmentation des surfaces d’accueil, homologation régionale, mais aussi une meilleure résistance aux cyclones.

Le projet est estimé à près de 13 millions d’euros TTC, avec un démarrage envisagé entre 2028 et 2029. L’État a d’ores et déjà confirmé une participation de 5,5 millions d’euros dans le cadre du Pacte d’Avenir. Une demande de financement FEDER (programme RESTORE) avait également été déposée, sans être retenue dans sa configuration initiale.
Église de Sainte-Anne : un patrimoine fragilisé à restaurer
Autre chantier majeur : la réhabilitation de l’église de Sainte-Anne, élément emblématique du patrimoine bénédictin.
L'édifice religieux a subi d’importants dommages, notamment sur sa toiture. Un diagnostic technique réalisé par le bureau Veritas en août 2025 a mis en évidence plusieurs désordres structurels : dégradation des chaînages en tête de mur, fragilisation de la charpente et de la couverture, ainsi que des atteintes au réseau électrique intérieur.
Au regard de ces constats, une intervention globale s’impose afin de garantir la sécurité du public et la conformité du bâtiment. Les travaux devront également respecter le caractère patrimonial du site, notamment pour les éléments classés, dont la façade, le clocher et la chapelle Sainte-Thérèse.
Le projet est évalué à environ 1 million d’euros HT (études et travaux), avec un démarrage prévu entre avril et décembre 2027. La commune sollicite à ce titre un soutien de l’État via le Pacte d’Avenir.

École Raphaël Elie : une reconstruction sur un nouveau site
Dernier volet de cette visite : la reconstruction de l’école primaire Raphaël Elie, située à Sainte-Anne, fortement impactée par le cyclone Garance et exposée à des risques récurrents d’inondation liés à la ravine Sainte-Marguerite.
Face à ces vulnérabilités et à la croissance démographique du secteur, la ville a acté le principe d’un transfert de l’établissement sur un nouveau site.
Le projet prévoit une école élémentaire de 9 classes, une école maternelle de 6 classes, des équipements scolaires adaptés, la relocalisation de la maison de quartier, ainsi que la création d’un équipement sportif sur le site libéré.
Le coût global est estimé à près de 13 millions d’euros TTC, pour un démarrage des travaux envisagé entre 2028 et 2029.
Entre patrimoine, éducation et équipements sportifs, la commune engage une transformation profonde de ses infrastructures, avec pour objectif central de renforcer la résilience du territoire face aux événements climatiques extrêmes.



