Décès de Rolland Courbis, figure haute en couleur du football français, à 72 ans

Ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille et voix familière des ondes de RMC, Rolland Courbis s’est éteint dans la nuit de dimanche à lundi, à l’âge de 72 ans. Personnalité clivante et passionnée, il laisse l’image d’un homme de football au verbe haut et à la trajectoire singulière.
La radio RMC a annoncé lundi 12 janvier la disparition de Rolland Courbis, survenue aux premières heures de la matinée. Présent à l’antenne depuis près de vingt ans, l’ancien technicien était devenu l’une des figures emblématiques de la station, apprécié pour ses analyses tranchées et son ton sans filtre.
Né à Marseille, Rolland Courbis avait d’abord connu une carrière de joueur, évoluant en défense. Il avait notamment été sacré champion de France avec l’Olympique de Marseille en 1972, puis à deux reprises avec l’AS Monaco, en 1978 et 1982. C’est toutefois sur les bancs de touche qu’il s’est véritablement fait connaître du grand public.
À la tête de l’OM à la fin des années 1990, il avait conduit le club phocéen à une finale de Coupe de l’UEFA, perdue face à Parme, et à une place de vice-champion de France en 1999. Au fil des années, il avait également entraîné plusieurs formations de l’élite et de l’antichambre, dont les Girondins de Bordeaux, le Montpellier HSC ou encore le SC Toulon.
La carrière de Rolland Courbis a aussi été marquée par des épisodes judiciaires retentissants. Dans les années 1990 et 2000, il avait été condamné dans plusieurs affaires financières liées au football professionnel, notamment dans les dossiers du SC Toulon et de l’OM. Des épisodes qui n’avaient jamais totalement terni son image médiatique, tant son franc-parler et son attachement au football continuaient de lui valoir une large audience.
Avec sa disparition, le football français perd l’une de ses personnalités les plus atypiques, à la fois technicien, polémiste et conteur passionné d’un sport qu’il n’a jamais cessé de défendre, micro ou sifflet à la main.


