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Sauvons le patrimoine des Hauts

Ecrit par zinfos974 – le lundi 31 octobre 2011 à 16H12

Après le dernier incendie du Maïdo qui nous chavira le cœur, nous avions envoyé aux autorités civiles et militaires un dossier avec les anciens articles de Jacques Lougnon relatant les moyens de remédier à ce fléau (sans aucune réponse de leur part).

Quasiment aucun écho, si ce n’est récemment l’avis d’un responsable de l’état qui admettait (après trente ans de combat) que les retenues collinaires étaient une solution pratique pour lutter contre ces actes criminels  que sont les incendies à répétition…

Aujourd’hui ce noble combat pour la conservation et l’évolution positive de notre patrimoine végétal et identitaire des Hauts, se situe sur trois fronts distincts... le premier, le plus essentiel sont les causes du mal et la prévention en fixant les populations des Hauts, ce sera le sujet d’un prochain article. Le second, qui est dans la même veine en plus des retenues collinaires de l’eau de pluie, c’est la création de véritables pare-feu larges et généreux préconisé par notre vieux tangue en y intégrant des vrais paysans ou forestiers volontaires, naturels défenseurs de leur patrimoine nourricier… la forêt.

En traçant aussi des pistes carrossables pour les pompiers volontaires que nous félicitons pour leur engagement et leur total dévouement (ils sont la fierté, le dernier rempart de notre société qui s’en va en lambeaux, mais rien n’est irréversible). Le troisième front c’est enfin de créer à l’oreille des sociétés (bien trop de politiques) qu’il n’est pas bon, de se soumettre aux seuls scientifiques écologistes intégristes qui souhaitent faire de nos Hauts un sanctuaire végétal (sans les hommes) pour qu’au final il parte… en fumée.

En ce sens, nous sommes tous fautifs à commencer pour nous les citoyens, pour notre laxisme à nous laisser submerger par la dictature administrative ambiante, sans réagir…

Si les politiques s’intéressent si peu au patrimoine humain et historique des Hauts, c’est parce que les gens des Hauts ne sont pas une réserve électoraliste car trop… dispersés. A nous, qui sommes épars, de nous réunir pour former une unité, force de proposition concrète et positive. Car ces régions des Hauts sont le cœur de vie, au moins naturelle de notre ile.

Le département depuis deux décennies à fait fausse route en rognant progressivement le rôle utile des agents de l’ONF qui au moins embauchaient des journaliers et plantaient des arbres en essayant de développer une sylviculture de production, notamment de cryptomerias qui ne sont pas la cause des incendies (rappel à Madame la député maire de Saint Paul qui fut bien mal conseillée).
La Région et les chambres consulaires (artisanat et commerce) eux aussi depuis ces deux dernières décennies n’ont pas initié de projet de développement pour nos planteurs de géraniums, de cryptomerias (aujourd’hui nos derniers planteurs cultivent plus d’essence de cet arbre utile qui vient du pays du soleil levant), pour nos forestiers, nos tables d’hôtes et aubergistes laissant progressivement "le désert vert" s’installer (pour la MCUR, il ont dépensé 20 millions d’euros d’argent public et la directrice fut même décorée pour ce haut fait de gestion publique ?) et rien pour les Hauts.

L’initiative du Parc National a eu localement un retentissement médiatique, mais cela est-il suffisant ? Car quasiment tous, ont oublié l’essentiel… la présence des hommes et des femmes qui travaillent et mettent en valeur les Hauts depuis des générations.

Nous sommes aussi devant un choix de société, soit la présentation intégriste du milieu naturel en occultant "les gens des Hauts" or, ce choix est voué à l’échec (les deux incendies du Maïdo en étant la preuve ; La solution passe par la valorisation par mode ancien et renouvelée d’une population formée qui s’intègre, respecte, protège et valorise l’environnement dans lequel elle pourrait s’épanouir dans le travail et la dignité.

L’enjeu est de taille ! Il est plus que politique des couloirs ou celui des hommes qui font des plans non plus sur la comète mais sur des claviers d’ordinateurs souvent stériles. Il est vital.

Des solutions structurelles pour sauver notre patrimoine des Hauts existent, elles vous seront très prochainement proposées.

Christian Vittori

 

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