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Saint-Louis : En pleine séparation, il met le feu à un oreiller et brûle toute la maison

Ecrit par Gaetan Dumuids – le dimanche 7 décembre 2025 à 16H49

Un Saint-Louisien a été jugé jeudi 4 décembre au tribunal correctionnel de Saint-Pierre pour avoir mis le feu à sa maison familiale. En pleine séparation avec son épouse, il affirme ne pas comprendre ce qui lui est arrivé ce jour-là. Il a été condamné à une peine de 12 mois de prison avec sursis.

Le 9 novembre, vers 19h30, un incendie se déclare dans une habitation de Saint-Louis. Très rapidement, les gendarmes identifient Jean-Alain, le propriétaire de la maison, comme le responsable suite à une dispute avec sa femme.

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À la barre du tribunal, il explique en pleurs qu'il était en contexte de séparation et qu'il ne parvenait pas à surmonter cette situation. Il ne s'entend pas avec sa belle-famille, notamment son beau-frère chez qui était sa femme à ce moment-là pour une cérémonie pour leur mère, récemment décédée. Le quinquagénaire lui avait alors envoyé un message pour lui ordonner de rentrer.

Arrivée sur les lieux, elle découvre les lumières éteintes. Le ton monte et Jean-Alain va déclarer : “Dans 5 minutes, tu vas comprendre ce qui va se passer.” Il se munit alors d'une boîte d'allumettes et met le feu à un oreiller. Les flammes vont se propager dans la maison.

Le jour des faits, il avait bu une dizaine de bières, affirmant qu'il ne boit pratiquement jamais. Il explique que la relation avec son épouse était terminée et que, à part son dernier fils, plus personne ne lui adressait la parole dans la famille. “C'était la solitude, j'étais isolé dans la maison. Je me sentais seul. Je n'ai pas prémédité, je n'ai pas réfléchi”, ajoute-t-il.

“Il est malheureux, mais les faits qui lui sont reprochés, il les a commis. Pas de préméditation ? Je n'en suis pas sûre. Il a préparé son discours et tout ça a été anticipé. Il était organisé dans la manière dont les faits se sont produits. Elle a tout perdu, même les souvenirs de sa maman décédée”, argue l'avocate de la partie civile qui demande un renvoi sur intérêt civil pour le dédommagement du préjudice.

“Cette histoire est simple comme bonjour, mais aurait pu très très mal tourner. Ce qui est inquiétant, c'est la banalisation de ses actes par Monsieur”, ajoute la procureure qui requiert une peine de 10 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans.

“Il n'y a pas de préméditation. Il a fait cet acte par pulsion, par désarroi”, assure de son côté Me Alain Le Bras. Finalement, le tribunal va aller au-delà des réquisitions et le condamne à une peine de 12 mois de prison avec sursis et une interdiction de contact avec sa femme.

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