Sexualité : "La frigidité n'existe pas"...

Le premier stade de la sexualité est la masturbation infantile, où l’enfant va apprendre à connaître et à prendre conscience son corps.
Si le sexe est tabou dans la famille, l’enfant, fille ou garçon, peut percevoir la sexualité comme un interdit ou quelque chose de sale, et cela peut engendrer des blocages tel que l’éjaculation prématurée, ou l’anorgasmie.
Mais ce n’est pas systématique. Tout dépend de la sensibilité de chacun.
L’Homme moderne a tendance à s’éloigner de son instinct et veut tout rationaliser. On a également tendance à se perdre dans ses émotions.
L’homme qui ne peut pas se retenir est en fait submergé par les sentiments qu’il a pour sa partenaire. Il est en hyperexcitation. Il va falloir qu’il prenne conscience de se qui se passe en lui, et se détendre. Il doit sortir de cette espèce de fatalisme qui l’installe dans une situation d’échec permanent. C’est en fait un manque de confiance en lui. Il considère à tort que la relation sexuelle est une performance à atteindre.
Et si en plus, sa chère et tendre l’impressionne parce qu’il l’aura placé sur un piédestal, il perd son statut de mâle et par la même toute confiance en lui. Il se place ainsi en position d’infériorité, incompatible avec sa place de "l’homme qui protège".
"Je leur fait déjà prendre conscience de ce cheminement inconscient, et je leur faitsfaire quelques exercices de respiration qui partent du thorax pour descendre jusqu’au bassin. Ce sont des exercices très simples, mais très efficaces. On ne peut pas s’éterniser sur le problème, il y a une prise de conscience, et le reste réside en soi-même. Il faut aller le chercher".
Le manque de désir est lié à la société de consommation. Consommer plus pour être plus ne fonctionne pas en amour. Pour être sexuellement épanouie, il faut partir dans l’imaginaire, alors qu’aujourd’hui les gens ont tendance à vouloir trouver le bien-être dans l’action d’acheter et s'éloignent du ressenti.
"La frigidité n’existe pas. Certaines ont la tête d’un côté et le corps de l’autre. Le mariage des deux s’apprend. Le manque de désir est parfois lié à un inceste dans l’histoire infantile de la femme. Plusieurs des patientes qui viennent me voir disent ne pas connaître la masturbation. Elles ne connaissent pas leur corps et ignorent les sensations qu’il peut offrir. Le bassin n’est pas suffisamment habité. Je les invite à faire de la danse, à bouger le bassin et tout le bas du corps. On reçoit son partenaire comme on reçoit la vie. Aujourd’hui, on veut tout, tout de suite, alors que l’amour demande une approche, ce n’est pas un produit que l’on consomme. Cela demande un investissement de soi. D’ailleurs faire l’amour ne demande pas forcément une pénétration"…
L’échangisme ou le libertinage sont des outils qui peuvent faire renaître le plaisir, lorsque le couple parvient à gérer la jalousie.
La jalousie est un sentiment instinctif, qui est aussi une preuve d’amour. "Le fantasme d’une relation sexuelle à trois consentie par les deux partenaires ne peut être que bénéfique pour le couple qui traverse une crise du désir. Mais cela peut avoir des conséquences catastrophiques si l’un accepte le "triolisme" seulement pour faire plaisir à l’autre".
Le voyeurisme peut aussi être une source d’excitation, autant pour la femme que pour l’homme. "Il faut savoir enrichir sa relation par l’intrusion d’un tiers. Il faut savoir aussi partager ses fantasmes".
Le sado-masochisme est plus fréquent que l’on croit. Dominer ou être soumis sert parfois d’exutoire. "Un homme qui a une place hiérarchique importante dans son travail et qui a l’habitude d’être dominateur et autoritaire, voudra inverser la tendance pour trouver un équilibre. C'est dans sa vie sexuelle qu’il va la trouver, en l’occurrence dans un échange sexuel où il va "jouer" l’homme soumis, et trouver une jouissance. L’amour est irrationnel et toujours surprenant".


