Tourisme réunionnais : Nathalie Delattre plaide pour un modèle équilibré entre visiteurs locaux et internationaux

En déplacement à La Réunion, la ministre du Tourisme mise sur la co-construction avec les élus et les professionnels. Connectivité aérienne, promotion de l’île et défis climatiques figurent au cœur de la feuille de route.
En visite à La Réunion ce lundi 1er août, la ministre déléguée au Tourisme, Nathalie Delattre, a entamé sa tournée officielle par une série de rencontres institutionnelles. Accueillie d’abord à la Région par Huguette Bello pour évoquer l’ouverture de nouvelles lignes internationales, puis au Département par Cyrille Melchior autour des enjeux de la filière et des opportunités offertes aux jeunes, la ministre a ensuite participé à une réunion de travail à la préfecture avec les acteurs du tourisme local.
Interrogée à la mi-journée, Nathalie Delattre a insisté sur sa méthode : "Je ne suis pas une ministre qui distribue un budget, je suis une ministre qui co-construit une stratégie et qui accompagne en ingénierie les acteurs du tourisme", a-t-elle expliqué.
L’élue nationale a souligné la nécessité d’une "vision commune" entre les professionnels et les institutions, en rappelant le rôle central du Comité réunionnais du tourisme (CRT). Elle a mis l’accent sur une double promotion : interne, auprès des Réunionnais eux-mêmes, et externe, en direction des marchés internationaux afin d’équilibrer le modèle économique des entreprises locales.
Connectivité aérienne et enjeux climatiques
La ministre a également évoqué l’importance de renforcer la connectivité aérienne de l’île. En lien avec son collègue des Transports, Philippe Tabarot, elle a indiqué travailler sur plusieurs leviers, dont la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSDA) et l’arrivée de nouvelles compagnies. "Nous avons besoin d’avoir plus de touristes internationaux qui investissent dans notre économie et qui puissent irriguer l’économie locale", a-t-elle insisté.
À plus long terme, Nathalie Delattre a évoqué une stratégie "transpartisane" construite à horizon 2030, intégrant les défis structurels du secteur et la question du changement climatique, qu’elle qualifie de "défi majeur" pour l’avenir des territoires ultramarins.


