Le Sénat bascule à gauche pour la première fois sous la Ve République

C'est une journée historique au Sénat. A sept mois du premier tour de l'élection présidentielle, les 71.890 grands électeurs (députés, conseillers régionaux, généraux, municipaux) qui se sont rendus dans les urnes ce dimanche pour renouveler la moitié de la Haute Assemblée, soit 170 sièges, ont choisi de faire basculer le Sénat à gauche.
Les sénateurs de gauche ont obtenu 177 sièges sur les 348 sièges que compte le Sénat. Un bouleversement historique puisque le Sénat n'a jamais connu l’alternance sous la Ve République. Mais il s'agit aussi d'un sérieux revers pour la majorité présidentielle. L'objectif de l'UMP est désormais de rallier avant l'élection de la présidence du Sénat, le 1er octobre prochain, les dissidents de droite et le maximum de centristes pour faire réélire Gérard Larcher à la tête de la Haute assemblée et contrer le socialiste Jean-Pierre Bel.
Pour Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, les résultats de ce dimanche sont "une déception mais pas une surprise. (...) Le basculement à gauche résulte des défaites locales successives", depuis 2004, mais pour le secrétaire général de l'UMP, "les vrais rendez-vous sont l'année prochaine avec la présidentielle et les législatives".
Pour la gauche, l'heure est aux réjouissances et à l'optimisme avec en ligne de mire 2012. "Le 25 septembre 2011 est un jour qui marquera l'histoire. (...) Pour la première fois depuis 1958, le Sénat va connaître l'alternance. (...) Ce soir, il y a de façon certaine au moins 175 sénateurs et sénatrices de gauche", a déclaré Jean-Pierre Bel, candidat PS à la présidence du Sénat.
Les tractations vont être au coeur des deux camps pendant les cinq prochains jours avant l'élection à la présidence de la Haute Assemblée.


