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Ratenon demande le “déblocage” des contrats PEC

Ecrit par P.M. – le jeudi 24 juillet 2025 à 06H52

Accompagné d’associations d’emplois verts, le député a été reçu ce mercredi à la préfecture où il a demandé l’accélération du plan de déploiement des 10 000 emplois PEC. Il alerte sur un risque de "démantèlement du monde associatif".

Regroupées dans un collectif, plusieurs associations de l’Est sont montées au créneau la semaine dernière pour interpeller le préfet et réclamer l’organisation urgente d’une table ronde. 

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En cause : le “blocage” du quota de contrats PEC destiné au dispositif emplois verts, cofinancé et voté par la Région en mai à hauteur de 700 contrats. Depuis, plusieurs chantiers sont à l’arrêt faute de contrats, parfois depuis plus de quatre mois, alertent des associations, inquiètent pour leur survie, faute de déblocage des subventions liées aux contrats PEC.

Dans la foulée, c’est la Région qui est montée au créneau. Dans un courrier adressé au préfet, Huguette Bello a demandé que les prescriptions effectuées dans les sous-préfectures correspondent aux attributions validées en commission permanente.

Lire aussi : Contrats PEC : la Région Réunion dénonce un blocage et interpelle l’État

"Une économie de 11 mois"

Ce mercredi, c’est le député Jean-Hugues Ratenon qui a pris à son tour la parole sur le sujet. Accompagné de plusieurs associations, il a été reçu par le directeur de cabinet du préfet. 

Il y a urgence selon lui à “débloquer” les quotas : “L’Etat oublie que derrière ce dispositif il y a des emploi permanents, des CDI, des postes de cadres dans les structures associatives, en supprimant et en étalant les emplois , c’est un risque de démantèlement du monde associatif, ces associations font aussi un travail de services à la personne (...) L’Etat ne reconnaît pas le rôle des emplois verts dans la lutte antivectorielle, dans la lutte contre les insécurités pour que gens puissent se promener tranquillement alors qu'aujourd'hui des sites sont à l’abandon”. 

En réaction au communiqué par la préfecture, il dénonce un “aveu” des services de l’Etat : “Seulement 3 000 contrats ont été signés sur les 10 000 promis, l’Etat propose un étalement sur toute l'année mais le plus gros contingent est prévu en décembre, en fin d’année, soit une économie de 11 mois sur le dos des services à la personne, sur le dos des collectivités et des associations”.

Lire aussi : Déjà 3000 emplois PEC déployés à La Réunion, encore 7000 postes à pourvoir d'ici fin 2025

"Ils jettent de l'huile sur le feu"

Encore plus grave” à ses yeux : “Les PEC laves, destinés à la lutte antivectorielle, sont prévus en décembre avec 400 contrats sur 559, on va lutter contre l'épidémie en décembre ? Au moment où l' épidémie a déjà explosé et que les moustiques sont ressortis, c’est une stratégie grave”.

Il appelle l’Etat à “respecter le dispositif, comme il fonctionne depuis l’époque de Margie Sudre je crois, c’est la première fois ou l’Etat propose un étalement synonyme d'étranglement du monde associatif, qu’il débloque le quota validé en commission permanente pour que la Région puisse payer les associations”.

Il chiffre à 150 seulement le nombre de contrats emplois verts débloqués pour l’heure sur un quota de 700, des “emplois utiles à la société”.  

A la sortie, le député a dénoncé une “volonté de l’Etat de faire chevaucher les contrats sur 2026” et s’inquiète d'une forte baisse des quotas l’an prochain, “Ils jettent de l'huile sur le feu”. 


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