Altercation à la Possession : Daniel Langromme met en cause le DGS

Nous sommes jeudi 1er septembre, Daniel Langromme, simple citoyen de la Possession mais néanmoins militant auprès de l'équipe de Vanessa Miranville (le détail a son importance), s'avance en mairie pour prévenir qu'il ne pourra honorer sa venue pour un rendez-vous donné dans la matinée auprès du directeur général des services. Plus tard, la mairie lui indiquera que son rendez-vous sera reporté à une date ultérieure. Sous la menace d'une expulsion de son logement, la demande d'entretien urgeait.
"J'ai quand même montré ma bonne volonté en passant en disant que j'allais être en retard", estime l'intéressé. Sous le coup d'une expulsion administrative pour une affaire familiale de succession, le possessionnais prendra l'initiative, le soir même, de s'immiscer dans une réunion informelle de l'équipe municipale au Domaine des Bois de Senteurs. Les événements se précipitent. Il demande des explications au maire Roland Robert. Après quelques échanges, le maire me dit : "dégage !". Daniel Langromme y va alors de son "dictateur" à l'encontre du premier magistrat. L'entourage de l'élu, une trentaine de militants, se charge d'écarter l'intrus.
"Pas en état d'ébriété"
"J'ai été immédiatement encerclé et j'ai reçu des coups de poings de partout. Parmi les cogneurs que j'ai pu reconnaître en me protégeant, il y avait le DGS et un dénommé Assani", précise la requête formulée auprès du Procureur de la République. La mairie en fera une également.
S'exprimant ce week-end dans le JIR, le DGS Doris Carassou mentionnait l'état d'ébriété de l'intrus. Un fait contesté formellement par Daniel Langromme qui veut rétablir sa vérité. "On porte atteinte à mon nom", dit-il. "On a sali son image et avec lui la mienne en disant qu'il a été envoyé par mes soins", estime Vanessa Miranville. Le fait est que Daniel Langromme a participé et participe toujours aux campagnes de la candidate d'Europe Ecologie les Verts sur la Possession. L'intéressé, qui ne nie d'ailleurs pas son caractère de grande gueule et sa carrure de rugbyman, n'en demande pas moins du respect dans l'accueil de tous les administrés. "Est-ce un simple délit de sale gueule ?", demande-t-il.
Les personnalités avant les administrés ?
Pour ne pas rester sur cette note négative, Daniel Langromme et Vanessa Miranville imaginent ce qui pourrait être une forme de réunion des talents pour leur ville. "Assez d'attendre des collectivités, s'exclame Daniel Langromme, les compétences, les Possessionnais les ont".
A ce titre, un projet d'association pouvant regrouper toutes ces compétences "cachées" se trame. "Une association qui viendrait en aide par exemple dans les démarches administratives". Mais pas un bureau de mairie bis promettent les intéressés qui n'en perdent pas moins la répartie sur les délais d'attente des administrés. Vanessa Miranville : "Quand on veut, on peut", dit-elle en prenant l'exemple de la réception accélérée de Paul Vergès et de ses colistiers la semaine dernière dans la salle du conseil municipal. C'était pour démentir les rumeurs d'état de santé du premier. Deux poids deux mesures ?



