Yves Repiquet, l'avocat de Christine Lagarde, est Réunionnais

Jeudi, la Cour de Justice de la République (CRJ) a annoncé l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde, à propos d'un arbitrage rendu en 2008, à l'époque où elle était ministre des Finances, en faveur de Bernard Tapie ([lire ici]urlblank:http://www.zinfos974.com/La-Cour-de-Justice-de-la-Republique-ouvre-une-enquete-contre-Christine-Lagarde_a31043.html ). Dans la foulée, son avocat, Me Yves Repiquet, est immédiatement monté au créneau pour défendre sa célèbre cliente expliquant notamment : "Cette instruction présente un avantage évident : elle permettra de lever définitivement le soupçon abusivement porté contre Mme Christine Lagarde par une poignée de députés".
La forte médiatisation de cette affaire donne l'occasion de mettre en lumière un Réunionnais discret mais qui réussit une brillante carrière en métropole. Yves Repiquet est né le 17 décembre 1949 à la Réunion. Son père n'est autre que Georges Repiquet, ancien sénateur de la Réunion. Il a également un frère, Jean Répiquet, également avocat et qui fut notamment secrétaire général de l’Ordre des avocats à Paris.
De la maison Repiquet à bâtonnier de Paris
Yves Repiquet vit ses cinq premières années à la Réunion. Il s'envole ensuite vers la métropole et les hautes instances républicaines. En 2004, il est élu bâtonnier de Paris où il représente près de 19.000 avocats auprès des autorités judiciaires, administratives et des pouvoirs publics.
Egalement marqué politiquement par la carrière de son père, il se réclame du gaullisme. "L’équilibre, l’indépendance et la tolérance constituent mes valeurs essentielles. Mon père m’a tout enseigné. C’est extraordinaire l’influence qu’il a pu avoir sur moi, sans que je m’en aperçoive", explique-t-il dans un long portrait de lui brossé par le Nouvel Economiste. De 1978 et 1989, il est aux côtés de
Pierre Bas dont il fut suppléant aux législatives puis adjoint au maire dans le 6ème arrondissement de Paris.
A Saint-Denis, la famille Repiquet a laissé une trace d'elle. Au 25 rue de Paris, on trouve la maison Repiquet inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 7 août 1990. Une maison qu'a habité Michel Debré, très proche de la famille Repiquet.



