Benoîst Apparu en visite au triangle de l'Oasis

Benoîst Apparu n'aurait pas pu rêver meilleur exemple pour montrer la rapidité de l'intervention conjointe Etat/Mairie concernant le quartier de l'Oasis du Port. Au menu du secrétaire d'Etat au logement, pas d'annonce fracassante mais un simple constat : le rideau est sur le point de tomber sur l'un des derniers bidonvilles de l'île.
"L'important aujourd'hui c'est de dire que c'est fini", avoue Benoîst Apparu, après une brève conversation avec les derniers occupants des cases en tôle de l'Oasis, quartier située en entrée de ville, côté Est.
L'Oasis : "Un record en France"
Reçu une heure plus tôt par Jean-Yves Langenier, maire du Port, et Thomas Campeaux, sous-préfet de Saint-Paul, Benoîst Apparu s'est engouffré dans la bibliothèque municipale qui "surplombe" le fameux terrain contaminé par le plomb.
Jean-Yves Langenier n'a pas manqué de rappeler le travail réalisé conjointement avec l'Etat depuis la connaissance d'une exposition au plomb chez des enfants du triangle de l'Oasis. En tout, ce sont pas moins de 87 familles soit 287 personnes (103 adultes et surtout 184 enfants) qui ont été concernées par cette vaste opération de recensement, avant même tout relogement.
C'est vers les enfants que toutes les attentions se sont concentrées. Au total, 76 cas (sur 144 dépistages effectués) de saturnisme ont été diagnostiqués, "un record en France" sur une si petite zone géographique comme le soulignera un intervenant de l'Agence régionale de la santé (ARS).
Des cas de saturnisme qui ont fait parler à la Réunion mais qui ont surtout accéléré le processus de la Zac "Fac-Technoport" dont le triangle a été intégré par la suite. En février dernier, la mise en place d'une maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS) est venue concrétiser cet effort.
"Quand on veut on peut"
Sur le site aujourd'hui ne subsistent que six familles (soit 12 personnes). Les familles les plus nombreuses avaient en effet été jugées prioritaires dans le placement en logement provisoire. Les familles relogées le sont un peu partout dans l'île. 20 dans le Nord, 36 dans l'Ouest, 9 dans l'Est et enfin 12 dans le Sud.
"On peut dire aujourd'hui que c'est fini ou presque", complète Benoîst Apparu, qui n'a pas manqué de souligner l'effort des collectivités et de l'Etat réalisé en quelques mois. "Quand on veut on peut", a-t-il poursuivi avant de quitter la case d'une famille mahoraise qui préparait un repas pour un mariage. "Merci de nous avoir accueilli", a lancé le secrétaire d'Etat en compagnie du Préfet. Un Préfet qui devait aussi veiller à la montre car le programme du ministre n'est pas terminé.



