Le Front de Gauche 974 prépare les présidentielles

Plusieurs membres du Front de Gauche 974 ont souhaité donner leur vision politique sur différents thèmes d'actualité à l'occasion d'une conférence de presse, à l'exception de Jean-Hugues Savigny qui prend officiellement ses distances vis-à-vis de Jean-Paul Panechou. Son absence a été remarquée puisqu'il a lui-même souhaité alerté la presse dans un mail : "En aucun cas, le national l'autorise (Jean-Paul Panechou) à évoquer les questions de présidentielles et législatives 2012 (…)" Clairement, tous deux ne s'accordent pas sur la ligne de conduite à avoir.
Quoi qu'il en soit, hier, Jean-Paul Panechou, soutenu de Denis Simonin, Didier Dupont et Mimose de l’Arast, a bel et bien évoqué les échéances électorales : "Concernant les sénatoriales, nous ne présentons aucun candidat car il n'y a pas de liste de front antilibéral. Nous n'avons rien à faire là", justifie Jean-Paul Panechou. Quant aux présidentielles, "l'organisation des primaires socialistes est une mascarade. Nous appelons la population à ne pas y participer. Nous souhaitons rester en phase avec notre ligne politique, donc ce sera ni l'UMP, ni le PS. Seul Jean-Luc Mélanchon peut devenir le candidat de la force du peuple".
La campagne des présidentielles portera inévitablement, toujours selon Jean-Paul Panechou et ses camarades, sur les salaires. Le Front de Gauche 974 est pour la généralisation d'une sur-rémunération à 53%. L'un des points sur lesquels Jean-Paul Panechou et Jean-Hugues Savigny ne s'accordent pas du tout. Plus localement, "nous n'hésiterons pas à nous mobiliser pour défendre la prime Cospar. Nous mettons en garde Yann de Prince du Medef", lance Jean-Paul Panechou.
Concernant la crise financière, Didier Dupont a souhaité démontrer que l'Europe est devenu un "garde-manger des financiers. La crise ne doit surtout pas être payée par le peuple. Nos liens valent plus que leurs biens", insiste-t-il. Une crise qui concerne aussi les collectivités, le Front de Gauche 974 n'hésite pas d'ailleurs à fustiger les élus du Conseil général de la Réunion qui "se targuent d'un excédent de 70 millions d'euros pendant que des ex-salariés de l'Arast continuent à trimer"… Mimose Libelle, ancienne salariée, était d'ailleurs présente pour le rappeler.
L'ancien écologiste, Denis Simonin, a pour sa part évoqué le point de la planification écologique. "L'énergie n'est pas une marchandise comme les autres mais un droit fondamental". Et quel que soit finalement le domaine, l'énergie, l'eau, le traitement des déchets… "la régulation étatique doit primer".


