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Jean-Pierre Bel : "Les gens en ont soupé de Sarkozy"

De passage à la Réunion dans le cadre de la campagne des prochaines élections sénatoriales, Jean-Pierre Bel, le président du groupe socialiste au Sénat, a fait le point sur les grands enjeux de son partie dans la perspective des échéances électorales qui approchent, les sénatoriales mais aussi les primaires socialistes...
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 8 juillet 2011 à 17H22

 

Depuis 1958 et le changement de constitution et la Ve République, jamais la gauche n’a été majoritaire au Sénat. En visite à la Réunion, notamment pour évoquer la problématique du logement [(lire notre article)]url:http://www.zinfos974.com/A-St-Joseph-le-logement-s-invite-au-coeur-de-la-campagne-des-senatoriales_a30309.html , Jean-Pierre Bel, le président de groupe socialiste au Sénat, espère bien que la situation va évoluer prochainement, alors que la moitié des Sièges du sénat sont sur le point d’être renouvelés. "Aux dernières élection sénatoriales, nous avons pris 23 siège alors qu’on renouvelait un tiers du corps sénatorial. Aujourd’hui nous devons prendre encore 20 sièges à la droite alors que nous en renouvelons la moitié, (…) nous sommes favoris, on devrait gagner", nous a confié le sénateur de l'Ariège.

Pour justifier son enthousiasme, Jean-Pierre Bel rappelle que la gauche a gagné les municipales et les élections cantonales et régionales. "On ne devrait même pas se poser la question puisque le Sénat est l’émanation des collectivités territoriales. La gauche est majoritaire dans chacune de ces collectivités. (…) On a des espoirs très sérieux et notamment dans l’outre-mer", souligne-t-il.

Les sénatoriales et les primaires…

Autre enjeu important pour les socialistes, la perspective des présidentielles et la désignation du candidat à travers le processus des primaires. Jean-Pierre Bel ne cache pas l’importance de ce rendez-vous tout en tentant de désamorcer le risque de division au sein de son parti. Il ne souhaite d’ailleurs pas exprimer de choix même s’il semble avoir une légère préférence pour François Hollande.

"Nous sommes très concentrés sur l’élection sénatoriale mais la primaire est importante, il faut qu’elle se passe bien. J’ai beaucoup d’espoir en ce modèle de désignation d’un candidat. La droite s’est acharnée à démonter ce processus qui est quand même une évolution extraordinaire. C’est un progrès énorme. Ça va être un atout pour cette élection. Il ne faut pas s’attendre à ce que les candidats se déchirent entre eux. Ils vont s’exprimer, faire valoir leurs qualités, leur vision de la France. En temps que président du groupe socialiste, j’ai besoin qu’on soit tous en cohésion. Je ne veux pas imposer mon point de vu, je ne suis pas un directeur de conscience. A côté de ça, chacun à des proximités et François Hollande et un ami de longue date. (…) Martine Aubry a aussi démontré de belles qualités… On peut avoir sa petite préférence mais ce n’est pas là l’essentiel. (…) Les gens en ont soupé de Sarkozy. Il y a une responsabilité très lourde sur nos épaules, celle de ne pas manquer ce grand rendez-vous. Les gens ne nous le pardonneraient pas…"

 

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