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Hôpital surchargé, ressources rares : Mayotte tente de se relever

Ecrit par Lucas Candessoussens – le mardi 24 décembre 2024 à 07H23
Crédit : D.L

Dix jours après avoir frappé l'île aux Parfums, les habitants doivent reprendre une vie à peu près normale. Sur place, on peine à se nourrir correctement, l'électricité et l'eau sont des ressources rares, et les secours sont toujours débordés. Le bruit des marteaux a remplacé celui des rafales provoquées par Chido. Au quotidien, entraide et survie se côtoient.

Nous avions interrogé David au lendemain de la catastrophe. Jour après jour, ce médiateur de l'association Ceta Maoré narre sur ses réseaux sociaux le quotidien à Mayotte.

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« La situation est difficile à décrire. Beaucoup n'ont pas d'eau, ni d'électricité. Le réseau est encore très très faible suivant les lieux et les opérateurs », nous raconte le jeune homme. Les jours suivants le passage du météore, des habitants se ravitaillaient en eau, non potable, dans des puits. Actuellement, la difficulté est de se procurer de l’essence. « Toujours compliqué de se fournir. Les associations locales, des véhicules du SMUR et des soignants se sont vu refuser la priorité de se ravitailler en essence dans certaines stations. Parfois, c’est limité à 30 litres, sans possibilité de remplir un jerricane. On fait 8 heures de queue pour remplir un scooter de 5 litres ».

« Il y a des dons extérieurs, mais on ne les voit pas »

Jour après jour, des familles entières font la queue au soleil pour « trois bouteilles d’eau, deux boîtes de légumes et de poissons ». Certaines associations se mobilisent sur place pour préparer des repas à ceux qui ont tout perdu, comme nous le narre David. Sur Petite-Terre, où résident ses colocataires, un restaurant confectionne près de 200 petits déjeuners pour les redistribuer.

Mais comme nous le signale David, depuis plusieurs jours, les centres d’accueil manquent encore cruellement d’eau. « Il y a des dons extérieurs, mais on ne les voit pas », peste l’animateur. En attendant, le bruit des marteaux résonne désormais à toute heure.

L’hôpital en difficulté

L’hôpital de Mamoudzou est surchargé. Selon David, « les soignants travaillent dur à l’hôpital, même ceux hors contrat. On voit certains, comme la réserve sanitaire, se faire rapatrier sans relève. On perd donc des soignants sur le territoire alors que ce n’est pas le moment ». La visite du président n’aurait, selon lui, pas arrangé les choses. « Il n’est même pas venu voir les soignants, alors qu’ils ont géré la crise. Ils ont fait des horaires de malade ».

De plus, le sentiment d’insécurité persiste. « Certains ambulanciers m’ont dit que la nuit, il y a des barrages dans certains endroits de l’île. L’hôpital a changé ses horaires pour que le personnel sorte le jour, et non plus la nuit ».

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Etiquettes : Cyclone Chido | Mayotte

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