Michel Lalande : Cette affaire de "torchon", "nous ne la lâcherons pas"

Parallèlement à l'ouverture d'une enquête préliminaire sur instruction du procureur général, le préfet a aussitôt demandé au commandant de la gendarmerie de La Réunion d'ouvrir une enquête administrative afin que les sanctions disciplinaires qu'exigent ces faits soient prises dans les plus brefs délais. "Les faits rapportés ce matin par le JIR m'ont consterné et indigné au plus profond de moi-même", a déclaré Michel Lalande, lors d'une conférence de presse.
Un événement qui ne doit pas jeter le discrédit sur la gendarmerie toute entière
Pour le Préfet ainsi que le chef de corps de la gendarmerie, il est important, "aussi grave fut cet événement, que l'on oublie pas l'engagement quotidien des hommes et des femmes de la gendarmerie au service de la population réunionnaise", ont-ils assuré avant de réitérer leurs excuses aux personnes et aux associations qui ont pu être choquées ou blessées par l'article du Jir.
"Personne, encore moins un dépositaire de l'autorité de l'État, ne peut enfreindre la loi dont il a la responsabilité. Parmi les lois, une représente le combat d'une vie, d'une civilisation, celle de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. C'est pourquoi, cette affaire, nous ne la lâcherons pas", a affirmé avec beaucoup de détermination Michel Lalande.
Un document issu du web
L'enquête étant en cours, peu d'informations ont été révélées sur l'origine de ce document. Seule information, ce "torchon", dixit le préfet, n'a pas été créé au sein de la gendarmerie mais récupéré sur Internet. Une personne l'a ensuite affiché sur le panneau de service de la gendarmerie de Bras-Panon. Et ce matin, avant la parution du journal, ce document n'était plus sur le tableau de service, apprend-on ce soir.
La gendarmerie nationale, à Paris, a pour sa part débuté des recherches afin d'identifier l'auteur de ce document. Dans l’immédiat, le commandant de la brigade de Bras-Panon a été suspendu de ses fonctions et des personnes sont actuellement auditionnées. A la question, "quand est-ce que les conclusions de l'enquête seront connues?", le Préfet a simplement répondu : "Sachez que je suis impatient de connaître ces conclusions pour dire aux habitants de cette île: Justice est faite".


