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L'UFR réclame une loi-cadre contre les violences faites aux femmes

L'Union des Femmes Réunionnaises (UFR) organisait aujourd'hui une conférence de presse à Saint-Louis autour du thème des violences faites aux femmes suite à "l'assassinat" de Coralie Palany. Huguette Bello, la présidente de l'association était présente, et a rappelé sa volonté de mettre en place une loi-cadre contre ce fléau.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 21 avril 2011 à 18H25


C'est en réaction à la mort de Coralie Palany que l'association UFR avait décidé d'organiser une conférence de presse aujourd'hui à Saint-Louis. Pour l'association qui lutte notamment contre les violences faites aux femmes, le drame de Saint-Louis était une triste occasion de rappeler leur combat pour les femmes maltraitées. Huguette Bello, la présidente de l'association, était présente et a longuement évoqué le combat des femmes et leur impuissance contre l'inaction des responsables politiques et du gouvernement.

Selon la député-maire de Saint-Paul, la situation des femmes battues est particulièrement négligée en France. Elle a par ailleurs évoqué le manque de moyens pour le suivi psychologique des hommes violents et particulièrement lorsqu'ils sont dans un cadre carcéral. Huguette Bello a d'ailleurs cité Robert Badinter (i["la prison est l'école du crime" ]i) pour illustrer le manque de moyens des prisons et leur inefficacité pour régler la problématique des violences faites au femmes. D'après elle, ce manque de moyens concerne également la justice i["comme l'a révélé la récente grève des magistrats" ]i, a-t-elle précisé.

 

b[Une loi cadre et plus de moyens]b

Huguette Bello réclame donc davantage de moyens et surtout le vote d'une i["loi-cadre qui permettrait de lutter contre le phénomène des violences envers les femmes dans ses multiples aspects. Un cadre légal permettrait d'agir à tous les niveaux allant de la prévention à la répression, elle témoignerait aussi d'une volonté politique d'éradiquer ce fléau"]i, a-t-elle souligné. En novembre 2007, la député-maire a présenté un texte qui est resté i["lettre morte"]i selon ses propres termes.

Enfin, l'association a également soulevé la problématique des capacités d'hébergement des victimes qui sont inégalement réparties sur l'île, aussi le sud et l'est souffriraient d'un déficit important en comparaison avec les autres micro-régions de La Réunion. Huguette Bello en appelle aux politiques et au gouvernement pour la mise en place d'un cadre légal plus ambitieux pour protéger les femmes. Elle a insisté sur la nécessité de traiter le problème au niveau national car, selon elle, i["les violences aux femmes sont universelles, elles existent partout sur la planète".]i

 

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