Les 22 pousseurs condamnés plus lourdement

Fin du feuilleton pour les 22 i["pousseurs" ]ide Cambaie. En avril 2010, ils avaient été filmés par les gendarmes lors d'une opération de contrôle sur la zone de Cambaie, théâtre de nombreuses courses entre véhicules la nuit et par ailleurs limitée à 70km/h.
Les pousseurs avaient hérité d'une convocation à la gendarmerie de Saint-Paul avant d'être présentés devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis en septembre dernier. Le parquet avait requis à l'époque la mise en danger de la vie d'autrui, des amendes et des suspensions de permis de conduire. Lors du jugement, l'ensemble des pousseurs n'avait été condamnée finalement qu'à payer les contraventions. La mise en danger de la vie d'autrui avait été écartée. Devant cette décision, le parquet avait décidé de faire appel de ce jugement.
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Suspension de permis pour les pousseurs
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Hier, les 22 pousseurs se sont retrouvés une nouvelle fois devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Pour justifier l'appel du parquet, l'avocat général s'est appuyé sur une jurisprudence qui explique "i[que le seul fait de se livrer à une course sur route ouverte constitue à elle seule une mise en danger de la vie d'autrui]i".
De leurs côtés, les avocats ont demandé que le jugement en première instance soit confirmé, à savoir une simple contravention pour les pousseurs, s'appuyant sur le fait que lors du contrôle aucun radar n'avait été mis en place pour contrôler la vitesse des fautifs.
Mais la cour est allée plus loin. Elle a confirmé la condamnation des 22 pousseurs à des amendes mais a également reconnu le délit de mis en danger de la vie d'autrui. Enfin, la totalité des permis de conduire des pousseurs condamné a été suspendue pour une durée de deux mois.



