La taxe foncière en hausse : Les propriétaires réunionnais paient en moyenne 2.369 euros

Depuis le 28 août, l'avis de taxe foncière est disponible en ligne. Pour ceux qui préfèrent la version papier, il faut s'attendre à un courrier entre le 28 août et le 20 septembre. Quant aux mensualisés, la période est légèrement décalée : les avis arriveront dans les boîtes mails à partir du 20 septembre, et dans les boîtes aux lettres entre le 23 septembre et le 9 octobre.
Mais attention, une fois l’avis en main, les dates de règlement ne sont pas à négliger. Ceux qui optent pour le paiement en ligne via smartphone, tablette ou directement sur impots.gouv.fr ont jusqu’au 20 octobre. Pour les autres, c’est un peu plus tôt : le 15 octobre.
Revalorisation des bases : une hausse de 3,9 % pour 2024 en raison de l'inflation
Les bases d’imposition des propriétés bâties et non bâties voient une hausse notable de 3,9 % cette année. Pourquoi ? « En vertu de l’article 1518 bis du Code général des impôts, elles sont revalorisées chaque année en fonction de l’indice des prix à la consommation harmonisé, publié par l’INSEE. Et pour 2024, le coefficient de revalorisation est fixé à 1,039 », rappelle l'administration fiscale. Cette hausse ne passe pas inaperçue et elle est due à l'inflation. Les contribuables redevables de la taxe sur les propriétés bâties trouveront une note explicative dans leur avis d’imposition, afin de leur signaler cette augmentation.
Des taux communaux stables, mais variables
Si la revalorisation des bases est générale, les taux d’imposition sur les propriétés bâties votés par les communes de l’île, eux, se montrent plutôt stables. On observe peu de changement par rapport à l’année précédente, sauf dans deux communes : Sainte-Suzanne et Saint-Philippe, qui ont opté pour une légère baisse.
Le reste du territoire reste fidèle à ses habitudes. Les Avirons affichent ainsi un taux de 29,55 %, tandis que Saint-Louis, toujours en tête, grimpe à 72 %. La médiane départementale se situe à 44,18 %.
Mais ce n’est pas tout. À ces taux communaux, il faut ajouter d’autres prélèvements : la part intercommunale (entre 1 % et 3 %), la taxe spéciale d’équipement (0,58100 %), la taxe GEMAPI ou taxe pour la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (entre 0,616 % et 1,08 % selon les communes), et bien sûr, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), qui oscille entre 16,70 % et 17,91 %.
Toutes ces taxes aboutissent à des taux globaux d’imposition qui varient considérablement selon les communes. Ainsi, aux Avirons, on atteint un taux global de 51,66 %, tandis que Saint-Louis frôle les 94,10 %. La médiane départementale, elle, se situe à 64,32 %.
Le coût pour les contribuables
Avec ces taux et la revalorisation des bases, la cotisation moyenne de taxe foncière s’établit en 2024 à 2.369 euros pour les 269.000 Réunionnais concernés. Quant à la TEOM, son montant moyen est de 641 euros. Des chiffres qui rappellent que la fiscalité locale reste une dépense importante pour les ménages, malgré la relative stabilité des taux.
Outre les propriétés bâties, les terrains non bâtis sont également soumis à la taxe foncière. Ici encore, Saint-Louis affiche des taux records avec 69,69 %, tandis que Saint-Denis, plus modérée, se contente de 13,03 %. À cela s’ajoutent la part intercommunale et une taxe additionnelle de 13,67 %, votée par toutes les communautés d’agglomération.
Une manne de 638 millions d'euros pour les collectivités
Au final, les collectivités territoriales et l’Établissement public foncier de La Réunion (EPFR) devraient percevoir quelque 638 millions d’euros de recettes en 2024 grâce aux taxes foncières, à la taxe spéciale d’équipement, à la GEMAPI et à la TEOM. Une manne essentielle pour le financement des services publics locaux, mais qui ne manquera pas de peser sur le budget des ménages réunionnais.


