Vidéo - Violences intrafamiliales : "Toujours plus de plaintes et toujours plus de victimes"

Il y a un an, lors de sa prise de fonction, le général Frédéric Labrunye nous avait indiqué faire des violences intrafamiliales une priorité. Malgré les efforts constants des pouvoirs publics à La Réunion, force est de constater que l'augmentation des faits de VIF se situe entre 12 et 16% selon les zones de l'île. Comme l'explique le général, "malheureusement, on ne peut pas dire que la courbe s'améliore. On constate toujours et toujours plus de faits de violences intrafamiliales. Par moment, c'est plus de la moitié de notre activité. Si je prends le week-end écoulé du 23/24 août, la moitié des gardes à vue pour l'ensemble de La Réunion (zone gendarmerie, NDLR) ont été prises pour des violences intrafamiliales".
Ce constat fait par le commandant de la gendarmerie de La Réunion s'associe à des chiffres qui font froid dans le dos : "On est encore sûrs des taux d'augmentation des faits constatés qui nous sont dénoncés à deux chiffres : de l'ordre de +12, +14 et +16% par endroit avec toujours une très très très forte prévalence dans le sud où les communes du Tampon, Saint-Joseph et Saint-Louis concentrent l'essentiel des VIF pour la gendarmerie". Pour autant, le général se veut rassurant sur le traitement de cet enjeu majeur qui se "traite avec célérité et détermination" par les actions de la gendarmerie, associé à une "réponse pénale extrêmement ferme".
En effet, lors des audiences de comparution immédiates qui se déroulent les lundis, mercredis et vendredis, il n'est pas rare de constater que plus de la moitié des affaires sont en lien avec des violences intrafamiliales et plus particulièrement des violences conjugales. Idem pour le quantum des peines qui est très souvent élevé, montrant une réponse pénale à hauteur de l'enjeu que ce fléau constitue. À ce titre, le général Labrunye estime que si "les effets ne se font pas encore sentir sur la courbe des faits constatés", il ajoute qu'il y a "toujours plus de plaintes et toujours plus de victimes". Pour autant, il ne désespère pas de voir la tendance s'inverser. "Je suis d'un naturel optimiste et je pense qu'on va y arriver", conclut le général.


