Le chef d'établissement réunionnais condamné à six mois avec sursis

Le tribunal a donc jugé que l'ancien principal-adjoint du collège Pablo Neruda de Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, avait inventé son agression. En 2007, il était retrouvé sérieusement blessé dans son établissement ([lire notre article]urlblank:http://www.zinfos974.com/Sursis-requis-contre-le-chef-d-etablissement-reunionnais-qui-s-etait-auto-poignarde_a26127.html%20 ).
Même s'il a toujours affirmé avoir été agressé, Mohamed Abdallah, 47 ans, était poursuivi pour "dénonciation mensongère d'un crime". Les enquêteurs le soupçonnaient d'avoir simuler une agression. Il a été condamné hier à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Bobigny, qui a finalement suivi les réquisitions du parquet.
A l'époque, Xavier Darcos s'était rendu au chevet de la victime pour condamner "cet acte criminel" et Nicolas Sarkozy avait évoqué cette affaire en souhaitant "que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame, afin que les auteurs de cet acte barbare puissent être identifiés et arrêtés".
L'enquête allait pourtant rapidement remettre en cause la déposition de la "victime", il se serait lui-même poignardé parce qu'il ne supportait plus d'être loin de la Réunion et de sa famille. Il espérait ainsi rentrer plus rapidement sur son île.
Lors de l'audience, le prévenu avait déclaré "qu'il n'a pas à prouver d'avoir été agressé. (...) Excusez-moi de ne pas être mort, je demande pardon." Mohamed Abdallah attendait beaucoup de ce jugement qui allait lui permettre, ou non, de poursuivre ses fonctions en tant que principal-adjoint.
Maître Jean-Marc Florand, son avocat, qui avait plaidé la relaxe, estime cette condamnation "inacceptable". Il a annoncé qu'il ferait appel.



