Trafic de drogues entre la Belgique et la Réunion : 10 personnes en garde à vue

Dimanche matin, à Gillot, un couple belge d'une trentaine d'années est interpellé à la descente du vol Air Austral en provenance de Paris-Charles de Gaulle. Dans le même temps, sur l'île, dans l'Ouest principalement, huit autres personnes sont interpellées. Tout ce petit monde est alors placé en garde à vue à la caserne Vérines, à Saint-Denis.
Depuis plusieurs mois, les enquêteurs sont sur la trace d'un important réseau de trafic de drogues, principalement de cocaïne, en provenance d'Anvers, en Belgique. Le couple appréhendé à sa descente d'avion et qui servirait de mule était en possession de stupéfiants. Dans son édition du jour, le Journal de l'île explique que ce que les enquêteurs ont pris pour de la cocaïne pourrait bien être du speed, une amphétamine prise sous forme de cachet ou de poudre blanche.
Les gendarmes disposent de 96 heures pour interroger les dix personnes en garde à vue et tenter d'analyser le rôle et les responsabilités de chacun. Il pourrait s'agir d'un trafic assez vaste et sur plusieurs produits stupéfiants impliquant principalement des établissements de nuit de l'Ouest.
C'est la deuxième affaire de trafic de drogues dites "dures" qui éclate à la Réunion en quelques mois.



