L'Ecologie? Par définition, vu les actes accomplis, une affaire socialiste !

"Inaudibles" en apparence (pour reprendre la rituelle caricature mensongère de la droite), les militants écologistes du PS, bien que majoritaires au sein du PS, se doivent de donner de la voie, d'avantage ailleurs qu'au sein du PS, et rappeler qu'il est non seulement indispensable que le débat s'engage sur le nucléaire, mais qu'au terme de ce débat, un référendum ait bien lieu.
L'excellent film "alerte Nucléaire" diffusé dans la nuit du 15 au 16 Mars 2011 (à revoir sur le site de FR3, mais dépêchez-vous !), révèle ce que tout écologiste connaît depuis longtemps et qui est particulièrement édifiant.. y compris en France. Mais qui reste souvent inconnu au regard du profane.
N'en déplaise aux tenant du Nucléaire, c'est indispensable dans une société démocratique.. où, justement, tous les citoyens, mêmes les plus anesthésiés par la droite et son gouvernement, sont parfaitement conscients des réalités auxquelles ils peuvent être exposés.
Sortir du nucléaire est possible
C'est d'autant plus indispensable, qu'en marge des problèmes techniques et de sécurité rencontrés y compris en France (plus de 1000 incidents en 2010, et le chiffre va croissant), la face cachée du Nucléaire, bien camouflée par ses partisans, est une bombe économique à retardement.. plus importante, encore, que le Nucléaire et le coût faussé que l'on nous fait avaler. Même si les radiations sont évidemment plus dangereuses encore.
Sur le plan économique on nous parle du nucléaire, comme si son coût était seulement limité au coût de construction, au combustible utilisé et son retraitement, et au personnel chargé de faire fonctionner les centrales.
Alors qu'EDF est sensée provisionner dans ses comptes le coût du démantèlement de toutes les centrales, ce serait un cash disponible de plus de 150 milliards d'euros qu'on verrait y apparaître depuis le temps... puisque lesdites centrales n'étaient prévues pour fonctionner que 30 ans seulement, puis être démantelées. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Mais si cela l'était, le provisionnement en question ne porterait que sur la déconstruction et la très hypothétique décontamination de chaque site (on nous racontera d'ailleurs que les sites ne sont pas pollués et qu'il n'y a rien à faire pour cela..vous verrez).
Dans le coût global du nucléaire seraient à prendre en compte par le propriétaire des centrales et à sa charge exclusive (en sus de l'aberration technique ..... que ne maîtrisent pas les "scientifiques et pro-nucléaires" vu ce qui se passe au Japon):
- le coût de fonctionnement et de personnel des organismes de contrôle et d'études sur le nucléaire (IRSN, ASN, etc..)
- les conséquences économiques, sociales et de traitement de l'environnement, en cas d'accident, tels que: le coût d'évacuation des personnes, les soins médicaux préventifs et curatifs, les pertes de salaires des personnes déplacées, les pertes économiques des entreprises et exploitations commerciales et celles agricoles, le coût des interventions des services de secours et ceux de maintien de l'ordre, le coût de la reconstruction ou du changement de résidence pour ceux déplacés, les coûts des hébergements, les pertes de ressources pour les collectivités locales du fait de la cessation d'occupation des zones à évacuer (taxes foncières, d'habitation, professionnelles diverses, de séjours pour les zones touristiques), la TVA perdue du fait des pertes d'exploitation des entreprises victimes, la restructuration des réseaux techniques appartenant aux collectivités locales et voiries, etc.
- complété par le coût du suivi à long terme des déchets stockés, le coût des désastres écologiques et sociaux d'exploitation des mines dans le tiers monde.
- le coût réel des déconstructions et traitement des gravois..soit sensiblement 1,5fois le coût de construction d'une centrale, voire plus..
- Et quelles sont les compagnies d'assurances (toujours à la charge de l'exploitant nucléaire) qui couvrent les risques ci-dessus encourrus ?
Car il ne faut pas se faire d'illusion
Vu le droit commercial existant en France, n'importe quelle société d'exploitation se trouvant dans une pareille situation de désastre, il ne faudra pas compter sur les actionnaires pour régler la note. Elle se mettra en faillite automatiquement, pour insolvabilité, .. laissera à la charge des citoyens et de la collectivité publique, les conséquences d'une telle situation.
A cela viendra ensuite s'ajouter également, pour pouvoir satisfaire aux besoins de la consommation, un réinvestissement d'unités de production d'électricité... si d'autres solutions techniques de production ne sont pas en place entre temps.
Que dire aussi, si par bonheur, des techniques solaires, éoliennes, et autres, venaient à ne plus faire l'objet d'obstructions ni d'entraves à la réalisation d'installations, ou l'ouverture d'un gigantesque programme d'économie d'énergie sur les édifices? rendant obsolète l'utilisation de centrales nucléaires: qui paiera alors l'ardoise inventoriée ci-dessus pour leur fermeture, etc.?
Les écologistes du PS, se doivent de rappeler à toute la population, et aux élus de tous bords.. et surtout à tout ceux qui douteraient de la volonté et la pratique des socialistes d'être aussi des "verts" pragmatiques et efficaces, qu'ils n'ont pas entendu la mode de "l'écologie" pour être actifs, ni les reportages photos, télé, mirifiques, d'une prétendue écologie-spectacle.
Si l'on parle à ce jour autant du solaire, de l'éolien, du bioclimatique, de la filière bois, et autres solutions de production et d'économie d'énergie, c'est tout d'abord parce que dans les années 70 des municipalités et organismes de logements sociaux, tous de gauche, et d'avantage depuis, et agissant contre vents et marées de la politique de Giscard d'Estaing, ont engagé des opérations et réalisations expérimentales qu'ils ont imposées au gouvernement de cette époque. J'en sais quelque chose, puisque j'ai été un des instigateurs de ces initiatives et leur mise en place, dans plus de 450 opérations un peu partout en France. A commencer notamment dans l'Aude.
Même s'il y a eu un "creux de vague" entre 1986 et 1997, c'est quand même le gouvernement Jospin qui a promu les énergies renouvelables (solaire, éolien, notamment) à grande échelle, et a fait mettre en place les dispositions de subventionnement des installations et avantages fiscaux. Pas le "Grenelle de l'Environnement"... dont l'application gouvernementale actuelle consiste à vouloir porter un coup fatal au solaire photovoltaïque, et à l'implantation de parcs éoliens... Pour ces derniers, en "encourageant" toutes initiatives de pseudos écologistes qui luttent pour empêcher les implantations. Alors que même si ces éoliennes ne sont pas parfaites, elles présentent un avantage considérable: le jour où l'on n'a aura plus besoin, la déconstruction se limitera à dévisser quelques boulons.
Alors, quelle est la faute commise par la gauche ?
Et bien c'est de ne pas faire un inventaire détaillé de tous les actes accomplis non seulement dans ce domaine, mais également dans tous les autres. Tant lorsqu'elle était au gouvernement, que dans les régions, départements, communes, organismes sociaux et d'environnement dans lesquels elle intervient.
De ne pas le faire, c'est, par le silence et révélation d'un comportement "passif", faire admettre, surtout à ceux dont la source d'information n'est que certaines émissions/débats de la télé ou de certains journaux bien en cour, que la propagande qui consiste à faire croire que la gauche est inexistante, ou "n'a pas d'idées", ou que "droite et gauche c'est pareil", serait justifiée.
Pour sortir du nucléaire, il faut avoir l'ambition d'un renouveau industriel en France
Tant en matière d'énergie solaire, qu'en matière d'amélioration des conditions thermiques des édifices de tout poil, qu'en matière de développement d'une réelle industrie de production d'éoliennes de grande taille, sans avoir recours à des approvisionnements extérieurs. La même chose pour les capteurs solaires.
Cela pourrait consister à lancer un vaste programme basé sur le principe de commandes préalables engagées par les communes, départements et régions, proportionnellement à leur population, qui auront pour conséquences de ne pas être obligé de passer des appels d'offres internationaux, mais de favoriser de ce fait la création d'une filière permettant la production ne France de petites, moyennes, et grandes éoliennes.
Un tel marché-cadre, individualisé à chaque entité locale concernée, mais générateur d'économies sur les prix par effet de masse, contournerait en conséquence les contraintes de cette obligation imbécile imposée par la Commission Européenne de n'avoir recours, ou presque e fonction de l'importance des marchés, qu'à des appels d'offres européens pour s'équiper. Et éviterait le coût social d'une telle obligation. (cf: la prime à la casse, des véhicules, n'a été qu'un moyen de subventions françaises aux achats d'automobiles... dont la production, y compris par Renault et Peugeot, a été faite à 75 % à l'étranger; les trois quarts ne subventionnant de ce fait que cette production étrangère).
Pensez donc que pour un coût d'investissement d'une centrale nucléaire de 4,5 Milliards d'euros (donc 5200 mégawatts de capacité de production, donc 865 euros le kW de capacité de production), on pourrait construire et installer une capacité de production d'électricité supérieure avec des éoliennes dispersées un peu partout et en off-shore. A un prix moins important au kW installé.. et tellement d'économies en tous domaines par la suite.
Quant au vent, s'il est vrai qu'il peut faire défaut par moment, il ne faut oublier que statistiquement, toutes les éoliennes n'en souffriraient pas en même temps. Il resterait toujours 75% du parc qui produirait. Sans oublier, par la diversification et l'éparpillement des réseaux, l'économie sur les lignes à hautes et moyennes tensions.
Un tel programme peut entrer très vite en application, et en moins de 5ans, vu les dizaines de milliers d'installations possible, le programme nucléaire pourrait être réduit sensiblement des deux tiers..et créer des dizaines de milliers d'emplois locaux.
Ce n'est plus du domaine du rêve. C'est possible. C'est comme les révolutions des pays arabes: c'est parce qu'ils ne savaient pas que ça pouvait être impossible, alors ils l'ont fait.
Le pôle écologique du PS: www.monpoleecologique.fr
Amitiés Fraternelles socialistes
H.J.F. MOREL
www.nouvelle-alternative-socialiste.org


