Absentéisme en hausse dans les collectivités locales

En dix ans, la durée des arrêts maladie est passée de 17 à 22 jours en moyenne. Le vieillissement du personnel territorial explique cette évolution. Mais ce n'est pas la seule explication. Premier constat, le niveau de l'absentéisme varie selon la taille et l'effectif de la collectivité ou de l'établissement. Son taux est nettement plus faible (5,9 %) dans les plus petites structures (moins de 10 agents) que dans les grandes administrations (plus de 350 agents), où il culmine en moyenne à 8,7 %.
Les causes
La maladie représente la première cause d’arrêt de travail avec 43 % des jours d’arrêt, mais l’accident de service progresse de plus 10 % en trois ans. 52 % des arrêts durent de deux à cinq jours. Les femmes et les personnels âgés entre 41 et 55 ans sont plus touchés avec 65 %.
Cette aggravation des indicateurs d'absentéisme est imputée en tout premier lieu au vieillissement du personnel de la Fonction Publique Territoriale. Globalement plus âgés, les agents mettent plus de temps à se rétablir et, fatalement, observent des durées d'arrêt plus longues. Par ailleurs, l’étude évoque "un contexte général de crise perturbant", générateur de stress et de comportements dépressifs.
Le coût de l’absentéisme
Conséquence de cette dégradation générale, le coût moyen d’un arrêt maladie varie de 1 212 et 2 074 euros par an selon la taille de la collectivité et de son effectif total. Sa progression est en hausse de 9 % depuis 2004, selon la nature de l'arrêt.
Les coûts indirects (prise en charge du remplaçant et de sa formation, gestion administrative de l'absence, etc...) d'un congé maladie se révèlent par ailleurs bien plus élevés que leurs coûts directs (indemnités journalières, frais médicaux). Ils leur sont "3 à 5 fois supérieurs",


