Liberté... Liberté chérie

Fermez les portières s’il vous plait… attention au départ ! Freedom la liberté à sens unique. La susceptibilité à fleur de peau il est hors de question pour eux de se remettre en cause, je parle de cette bande de fanfarons qui se la pète pour mieux briller dans la vulgarité.
Récalcitrants à l’autocritique, les animatrices, les animateurs usent et abusent du droit de parole pour attacher la plus grande importance aux choses futiles. Ce sont eux qui sont aux manettes. Ils font de l’image publique qu’ils donnent une fin en soi. En prétendant défendre le peuple ils ne font que projeter sur lui leurs propres intérêts. Bon gré mal gré, ils s’autorisent suivant l’humeur du patron de couper net l’auditeur qui intervient en direct ou au contraire de le laisser dégoiser des âneries qui poussent à la discrimination raciale.
Le Q.I. de ces autoproclamés journalistes ne dépasse pas celui du topinambour.
À mon avis, ils devraient mettre la pédale douce à l’index pour un intervenant au langage hachuré qui de sa vie professionnelle fait fortune de son corps pour avoir choisi le plus vieux métier du monde au masculin. Leïla, c’est l’homme de la situation pour tous les graves problèmes de l’humanité.
Il affiche clairement ses idées extrêmes pour remettre au goût du jour la peine de mort à tout bout de champ quand un voleur à la tire lui chipe l’autoradio dans sa bagnole. Il souffre aussi d’un traumatisme affectif indélébile après avoir vu une dame embrasser dans la rue une personne du sexe opposé.
Adepte de la provocation de bas étage ce personnage est immoral tout comme la radio qui lui donne la parole au quotidien.
Malheur à l’intervenant osant aborder un sujet qui lui tient à cœur : Bon on va en rester là... Dira-t-elle avec suffisance. Cette réaction spontanée souligne l’incompétence à dialoguer quand la conversation dépasse le niveau de réflexion.
Le top du top c’est d’entendre le signal sonore de tous aux abris qui n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de l’Histoire de France durant la dernière guerre mondiale. Ce rappel à l’ordre retentit intempestivement dès qu’un auditeur désœuvré informe le standard que deux ou trois cabris ont l’envie soudaine d’aller brouter l’herbe tendre de l’autre côté du chemin. C’est bien connu c’est toujours meilleur chez les autres. Cet événement d’une importance capitale ne fait que provoquer un léger ralentissement des usagers de la route y’a pas de quoi sonner le glas et risquer l’attaque cardiaque de l’auditeur au cœur fragile.
La démocratie, le respect, la vulgarité, la grossièreté, quel méli-mélo. Comment s’y retrouver, même à la nage on brasse pour faire du surplace, on touille dans la cuisine du vocabulaire. Prononcer des mots avec du poil autour, c’est grossier c’est sûr mais ce n’est pas bien méchant convenons-en. Par contre serrer la main à Bataille & Fontaine ça c’est vulgaire. Cette radio me rappelle au mauvais souvenir de ces deux démagos.
C’est une douloureuse épreuve que subissent les victimes d’accidents d’autos et motos sur les routes de la Réunion. Ces faits sont relatés quotidiennement sur les ondes de Freedom. J’ai le souvenir d’un auditeur dans l’émission Les Doléances venant de chuter de son engin. Relevé indemne oui ! Cet auditeur aurait préféré être blessé physiquement sous le prétexte de faire rembourser ses plaies et bosses par la Sécurité Sociale plutôt que d’être pénalisé à payer les réparations de sa machine. Face à un tel raisonnement, je lance un appel solennel ! Qui donc détiendrait le remède miracle pour empêcher la goutte d’eau de faire déborder le vase ?
Au Freedocouillon, c’est déplorable et scandaleux d’importuner les gens comme ça pris au hasard dans l’annuaire au saut du lit pas encore tout-à-fait réveillés pour dire à la dame qui n’a pas relevé le bon montant de la somme à gagner : "Ah vous avez encore perdu 226 euros bonne journée quand même !"
La bonne femme n’a rien perdu. Elle a seulement gâché son temps et à bousillé son moral pour le restant de la semaine.
L’indécence ne les écorche pas et ils sont prêts à tout faire pour l’audimat en étalant la détresse et le malheur du peuple comme on vend du savon à barbe, voilà la devise de Radio Freedom. Ils en veulent et en font plus encore avec la complicité de certains élus toujours de Droite qui en rajoutent et se font mousser au profit du désespoir des familles anéanties dans l’épreuve d’un être cher disparu tragiquement, tout ça pour mieux camoufler les magouilles et l’incompétence à gérer leur mairie.
Je vous vois venir avec vos gros sabots, certains d’entre vous vont me dire au lieu de râler et de tout critiquer, je pourrais tout simplement tourner le bouton du poste et aller voir ailleurs si c’est mieux comme me l’a conseillé un des animateurs vedette. Mais voilà, j’habite un pays démocratique et je suis libre d’écouter la radio de mon choix même si c’est de la tambouille lui ai-je répondu hors micro. Cela fait quatre ans que je suis interdit d’antenne.
L’idéologie populaire ambiante plonge cette radio libre tout droit dans l’abîme de la médiocrité.
Gilles Bayet pour Radio Freedom en direct de la Ravine Blanche.


