Mise au point sur une mise au point de M. Pierre Vergès !
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Cette mise au point de l’ex-vice-président de la région, aujourd’hui candidat au conseil général, s’interrogeant sur le silence de "Monsieur Collair" sur le dossier de la sécurité aérienne d’Air France, mérite une réponse qui d’évidence n’apparaîtra pas sur son blog. "Monsieur Collair" ne s’autorise pas, lui, comme M. Pierre Vergès, des supputations et des procès d’intentions sur "un rapport qui n’a pas été publié".
Aujourd’hui, à la Réunion, "Monsieur Collair", de façon très concrète, se pose le problème réel et avéré de la sécurité des passagers d’Air Austral comme le soulève les courriers en RAR adressés au Secrétaire d’Etat en charge des Transports, à son conseiller technique transport aérien, au Directeur Général de l’Aviation Civile, au Directeur Exécutif de l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne à Cologne, avec copies au Directeur de la sécurité de l’aviation civile Réunion-Mayotte. Le texte de ces courriers personnalisés étant identiques, "Monsieur Collair" se contentera de publier celui du Secrétaire d’Etat en charge des Transports.
"Le président de Coll’Air Antoine FRANCO samedi 22 janvier 2011
A Monsieur le Secrétaire d’Etat chargé des Transports
40 rue du Bac 75 007 Paris
Monsieur le Secrétaire d’Etat,
Les 820 000 Réunionnais dans leur île, et les 200 000 Réunionnais émigrés en métropole, sont aujourd’hui confrontés à un très grave et préoccupant problème : la sécurité de la principale compagnie assurant la desserte entre leur île et la France, Air Austral.
Notre association d’usagers, depuis sa constitution en 2003, n’a cessé de dénoncer plusieurs problèmes récurrents :
@ la cherté des billets d’avion résultant notamment de l’entente tacite des compagnies placées en rentes de situation qui profitent du caractère captif de notre population insulaire,
@ la nécessité d’une véritable continuité territoriale ouverte à tous sans discriminations comme celle dont bénéficient depuis 1974 nos concitoyens corses,
@ la sécurité des vols de la compagnie locale, Air Austral, sérieusement mise en danger du fait avéré de l’autoritarisme de la gouvernance du PDG subordonnant arbitrairement, à l’impératif commercial et financier les prérogatives sécuritaires des Commandants de Bord placés trop souvent sous la menace du licenciement.
Ce dernier et grave problème de sécurité n’est pas nouveau au sein de cette compagnie comme en atteste un rapport passé de l’Office de Contrôle des Vols dont nous avons eu connaissance. Une très récente affaire, en décembre dernier, concernant le licenciement d’un Commandant de Bord d’ATR 72 qui a refusé de décoller en application, avec la rigueur qu’il convient, des règlements de la compagnie, du constructeur et de l’Aviation Civile, apporte la confirmation évidente de la légitimité de nos craintes quant à la sécurité des personnels et des passagers mise scandaleusement en balance avec les résultats commerciaux au sein d’Air Austral. Entre la sécurité et l’argent, il ne saurait y avoir de choix.
Aussi, au nom des centaines de milliers d’usagers de cette compagnie, nous faisons appel à votre autorité, à votre sens de l’intérêt général et à votre responsabilité pour que le problème des graves dysfonctionnements de la gouvernance du PDG actuel soit abordé et qu’il y soit, avec la diligence qu’il convient, mis un terme. La rigueur et la fiabilité du transport aérien français et européen doivent rester à la hauteur qui est la sienne dans le monde.
Vous remerciant de votre attention à notre requête, nous vous prions de croire Monsieur le Secrétaire d’Etat en l’assurance de notre parfaite considération républicaine et citoyenne.
Antoine FRANCO président de COLL’AIR"
Si M. Pierre Vergès s’étonne et s’indigne que "Monsieur Collair" ne médiatise pas les problèmes de sécurité qui existeraient à Air France, "Monsieur Collair" s’étonne et s’indigne que M. Pierre Vergès ne parle pas du tout des problèmes de sécurité et de la mise en danger de la vie d’autrui qui existent dans la compagnie locale. Ne serait-ce pas parce que son papa en est le président du conseil de surveillance ?


