Les prix des billets d’avion abandonnés au bon vouloir des compagnies ?
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Deux millions d’êtres humains vivent dans deux îles voisines souvent nommées pour d’évidentes raisons historiques similaires, "cousines". Amplifier, dans le cadre des valeurs de la République Française, la liberté, l’égalité, la fraternité et la solidarité, les échanges sociaux, culturels, sportifs, économiques entre deux populations est non seulement un enjeu mais une nécessité. Faire que l’économie, des compagnies aériennes, soit au service des Hommes de nos îles et non pas les Hommes au service de l’économie, n’est-ce pas un impératif, et pas seulement pour les compagnies aériennes ?
Les Hommes au service de l’économie, pliés aux impératifs du "marché", quelle belle hypocrisie ! L’économie, le marché, ce sont aussi des hommes, des hommes actionnaires qui entendent gagner toujours plus, toujours plus vite. Les banques, les entreprises du CAC 40, ce sont des actionnaires, propriétaires de leurs sociétés, lobbies qui, grâce à la complicité des politiques qui gouvernent, écument l’argent public, l’argent de TOUS les Français qui économisent sur le résultat de leur travail. Payées 1,75%, leurs économies vont servir à enrichir toujours plus les actionnaires des banques et du CAC 40 (merci l’Etat), qui eux vont défiscaliser leur richesse, en Chine, en Inde, échappant fiscalement à la nécessaire solidarité nationale.
Subordonner l’intérêt général des 2.000.000 d’habitants de Maurice et la Réunion aux intérêts privés de deux compagnies aériennes, là est le scandale inadmissible auquel il convient de mettre un terme. Faire que le développement économique de ces sociétés contribue au développement économique de nos deux îles tout en participant à leur propre développement, voilà la seule voie progressiste et humaniste. Subordonner l’intérêt privé, sans le léser, à l’intérêt général est radicalement à l’opposé des pratiques actuelles qui subordonnent l’intérêt général aux intérêts privés, prédateurs insatiables de la richesse publique. Alors qu’après les USA, en Europe, en Asie, au Moyen Orient, les compagnies low-costs fleurissent pour amplifier la circulation aérienne et le développement économique, à la Réunion, comme par miracle et extraordinaire spécificité, la chose s’avère impossible selon les beaux esprits cédant au lobby des compagnies locales profiteuses des rentes de situation qu’elles ont mises en place sur le dos, et surtout la poche, des usagers.
Oui, les prix peuvent et doivent baisser entre Réunion et Maurice, il en va de l’avenir de 2.000.000 hommes et femmes de l’archipel des Mascareignes. C’est le combat incessant de COLL’AIR depuis 2003, ce devrait être le combat de TOUS les Réunionnais et surtout de tous leurs élus : est-ce le cas ?
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