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Nucléaire : et maintenant, la mer !

Le projet d'AREVA de centrale nucléaire immergée cible, particulièrement, les îles comme la Réunion. A l'heure, où la filière photovoltaïque est sacrifiée, et, alors que s'évapore la volonté de construire une autonomie énergétique de la Réunion à partir d'énergies renouvelables, nous avons tout à craindre d'un tel projet. Cette technologie induit les mêmes risques et les mêmes problèmes dans la gestion des déchets (Quid du transport) que les centrales nucléaires terrestres. Nous rappelons, aussi, que l'uranium est une "ressource" épuisable dont l'approvisionnement est de plus en plus problématique. Quel est le progrès si l'on remplace dépendance au pétrole par dépendance à l'uranium? Les militants et responsables écologistes s'opposeront à tout projet de ce type à la Réunion. Nous proposons une politique énergétique fondée sur les économies d'énergie (L'énergie la plus propre est celle que nous ne consommons pas), le développement des énergies renouvelables et la recherche en faveur de solutions technologiques innovantes propres... Pour EELV-La Réunion Jean Erpeldinger Porte-Parole
Ecrit par zinfos974 – le mardi 25 janvier 2011 à 09H58

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Le lobby du nucléaire ne désarme pas. Après l'EPR, qui s'avère d'ores et déjà un échec technologique et commercial, Astrid nouveau nom pour le clone de superphénix, ITER...  il revient avec un nouveau produit  miracle. Le Flexblue est la dernière trouvaille proposée par le groupe de construction navale DCNS qui vient de lancer ce projet destiné à alimenter en électricité les îles et régions isolées. Ce n'est rien d'autre qu'une petite centrale nucléaire immergée... Pourtant rien de nouveau à part le fait de prendre le risque d'irradier encore un peu plus la mer.

Elles seraient comme les centrales terriennes alimentées par l'uranium, et engendreraient donc les mêmes déchets et risques. Immergées entre 60 et 100 mètres, elles ne seraient pas à l'abri des attentats, des fuites et autres accidents avec toutes les conséquences sur la faune, la flore, l'humain. Elles coûteraient bien entendu encore plus cher... Un rêve d'ingénieur fan de Jules Verne qui mobilise d'ores et déjà des crédits de recherche... comme tant d'autres.

On pourrait en rire, mais quand dans le même temps le Gouvernement atermoie sur l'éolien off-shore au motif de l'opposition des pêcheurs ou du coût trop élevé, des risques pour l'écosystème marin... ça devient pathétique.

Il serait tellement plus simple de mettre nos moyens financiers, humains, technologiques au profit d'une nouvelle politique de l'énergie : économies d'énergie, développement des énergies renouvelables propres et inépuisables. Ça a probablement échappé à nos "savants" mais l'éolien off-shore existe, lui, il est disponible et expérimenté.

Pour Europe Ecologie / Les Verts ce type de projets confirme qu'il est urgent  d'entamer la sortie, et dé-nucléariser l'imaginaire.

Djamila Sonzogni, Porte-parole
Hélène Gassin, Vice-présidente du Conseil régional Ile-de-France, chargée de l'environnement, de l'agriculture et de l'énergie

 

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