Le R.S.I, régime social des indépendants m'a presque tué...
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Après plusieurs années à avoir régulièrement réglé mes cotisations sur un travail d'indépendant, je reçois il y a cinq ans comme tout le monde ma 1e estimation de retraite et j'y constate que près de la moitié de mes trimestres indépendants n'ont pas été compté dans cette estimation. Je recompte alors soigneusement et à force de batailler et au bout de quelques mois j'en récupère enfin une dizaine... C'est au début de ce bras de fer que commencent mes problèmes d'hypertension... reconnus en ALD avec traitement à vie.
Il y a deux ans, constatant la retraite -tant méritée- approcher, et continuant toujours à batailler pour faire valider des trimestres refusés, je suis reçu par un président national et toute la hiérarchie du RSI du Moufia qui tentent de me démontrer que je n'ai pas dû déclarer assez pour valider lesdits trimestres; Je leur brandis alors mes avis d'imposition, preuves de ma bonne foi (sachant qu'on a jamais vu un indépendant déclarer plus que la réalité,) et leur opposant qu'ils pourraient tenir compte de ces chiffres puisque les administrations sont transversales, mais je repars bredouille.
Ecoeuré, j'attaque le RSI au tribunal administratif. Face à moi, un RSI doté d'un avocat. Moi, je n'ai que ma bonne foi pour me défendre. Même les assassins ont un "avocat commis d'office", pas les contestataires en lutte contre l'administration.. Le tribunal "botte en touche" rétorquant que comme il s'agit "d'une estimation et non d'une décision de retraite" ma demande est déboutée. J'étais bien pourtant en conflit avec le RSI...et contester après quand vous avez obtenus avec parcimonie les trimestres restant servirait à quoi ?
C'est depuis ce temps là que j'engrange un cancer-sans le savoir-
Il y a quelques mois, voyant que j'avais le droit à la retraite, je ré-insiste : le RSI du Moufia est aux abonnés absents : aucune réponse aux courriers même recommandés, aucun moyen de les avoir téléphoniquement ... J'essaye par le biais de la CGSS de Saint-Benoît (car j'ai aussi travaillé comme salarié) où je suis reçu par une conseillère admirable (cela existe...) qui ne réussit ni à avoir le montant minimum à déclarer pour valider les 4 trimestres annuels (un tabou je vous dis, alors qu'en Métropole et sur Google, on indique 10.000€ environ par an... et que moi j'en gagne de 10.000 à 25.000/an) ni à obtenir la validation des 4 trimestres 2010 qui m'auraient permis de partir enfin en retraite. Au lieu de cela, 3 trimestres seulement d'acceptés (CGSS St Benoit dixit car toujours pas de réponse officielle du RSI), ce qui veut dire qu'il me faut repartir pour un an-à l'âge de 62 ans pour avoir peut être l'accord de partir à taux plein... Je décide donc d'abandonner le dernier trimestre quitte à perdre une vingtaine d'euros sur ma retraite annoncée de 760€ (proche du minimum vieillesse et du seuil de pauvreté).
Alors que j'ai demandé liquidation de celle-ci au 1/01/2011 (depuis fin Novembre 2010), je ne sais toujours pas au 25 Janvier 2011 si je suis en retraite et si je serai payé à la fin du mois... faute de nouvelles du RSI, joint pourtant en recommandé depuis une quinzaine de jours.
Parallèlement, je sors de clinique et suis alité des suites d'une opération d'un cancer avec cellules agressives...
J'espère que Dieu, s'il existe, me prêtera vie pour continuer à m'occuper de mon association humanitaire et des "gramounes" de la Réunion dans le cadre de l'association RESPA seul.
Voilà donc le sort que notre gouvernement réserve à ceux qui ont accepté faute d'emploi d'ouvrir leur propre entreprise. Il vaut mieux rester bien au chaud au RMI n'est ce pas ?
Patrice LOUAISEL
Indépendant et Responsable humanitaire depuis 1974


