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Le chef de l'État reconnaît les errances de la "mastérisation Darcos"

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 20 janvier 2011 à 18H18

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Le président de la République, lors de la cérémonie des voeux, vient de reconnaître implicitement l'échec de la "mastérisation Darcos" de la formation des enseignants. Il confirme ainsi l'analyse développée avec constance par la fédération UNSA Éducation.

Les ministres successifs et leurs alliés ont mis en place un dispositif ingérable, contraire aux intérêts des élèves, des étudiants et des enseignants, mais de nature également à déstabiliser sensiblement le fonctionnement des établissements.

En imposant la responsabilité de classe à de jeunes collègues non formés — personne n’est dupe du simulacre de formation dispensé à la rentrée — les ministres les ont placés en situation de détresse en les contraignant à assumer une charge de travail démesurée. Plus grave, ils mettent toute une population d’élèves en situation de non-apprentissage, voire de souffrance.

Avec l’annonce prochain des résultats des concours, de nouvelles difficultés, annoncées elles aussi, se dessinent. Se fondant sur le nombre effectif de candidats présents aux épreuves d’admissibilité, le site Educpros.fr* annonce des taux de réussite inégalés malgré la baisse du nombre de postes, en raison de l’effondrement du nombre de candidats : 18 000 contre 40 000 l’année précédente pour les 3000 places offertes cette année au concours de professeur des écoles ; 21 000 contre 38 000 l’an passé pour les 8 600 postes du second degré (agrégation comprise). La faiblesse du vivier s’avère particulièrement préoccupante dans les disciplines scientifiques, au risque de voir ressurgir les difficultés de recrutement rencontrées dans les années quatre-vingt.

Si des corrections ne sont pas apportées rapidement le pire est devant nous. L’urgence est sans nul doute de revoir les modalités de fonctionnement de l’année "de stage", mais cela sera insuffisant tout comme la seule incantation-alibi à "une autre réforme" dont les contours ne seraient pas clairement définis.

L'UNSA Éducation et ses syndicats nationaux concernés (SE, SEA, Sup'Recherche, SI.EN, SNIEAP, SNPDEN, A&I, SNPTES) sont attachés à la nécessaire formation professionnelle des enseignants.

Elle regrette que les pouvoirs publics aient attendu que les stagiaires se trouvent dans des situations impossibles à gérer pour reconnaître les profondes insuffisances du "modèle" actuel. L'UNSA Éducation demande que soient traitées sur le fond les questions des contenus des concours comme ceux des formations. Doivent être également inclus dans les discussions: la formation des formateurs, la place des IUFM (dans une logique de mutualisation des compétences entre universités d'une même académie), et la situation des stagiaires après concours.

La fédération UNSA Éducation attend maintenant des deux ministères concernés (Éducation nationale; Enseignement supérieur et Recherche) un calendrier et des contenus de discussion concernant la formation des futurs enseignants des écoles, collèges, lycées.

Erick CHAVRIACOUTY
Secrétaire départemental
UNSA Education

 

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