Le billet d'humeur de Mohamed Aà¯t-Aarab : "VELI. 20 ans au service de la poésie réunionnaise"

En décembre 2001, un groupe d;amoureux des langues créole et française, emmené par àric-Antoine Boyer, décide, de créer la compagnie VELI, fille de « Source vive », une association culturelle de la Plaine des Cafres.
Leur objectif : faire entendre la poésie réunionnaise dans tous les lieux où on veut bien les accueillir. Car aussi étonnant que cela puisse paraître sur une île réputée être celle des poètes, rares sont nos concitoyens en mesure de citer des noms d;écrivains, de poètes, de conteurs réunionnais.
C;est donc pour combler cette lacune que VELI sillonne La Réunion, mais aussi Maurice, la France hexagonale, pour que les noms de Leconte de Lisle et Carpanin Marimoutou, Léon Dierx et Patrice Treuthardt, àvariste de Parny et Anne Cheynet, Auguste Lacaussade et Gilbert Aubry, Eugène Dayot et Riels Debars, Boris Gamaleya et Barbara Robert, Jean-Henri Azéma et Bernard Payet, Jeanne Brézé et Jean Albany, Alain Lorraine et Jean-François Sam Long, et Axel Gauvin, et Thierry Bertil, et Idriss Issop Banian, et, et, et;¦ ne soient plus uniquement des noms à l;entrée des écoles, collèges et lycées, des noms anonymes sur des plaques de rues.
Sur différentes scènes, dans les établissements scolaires, dans les quartiers, les prisons, VELI a fait résonner, vibrer, retentir, frémir, la poésie, associant aux fonnkèrs la musique, la danse, les arts visuels, le chant;¦ Bref proposant un spectacle total pour mettre en avant la poésie de La Réunion.
VELI a 20 ans (et même 21 aujourd;hui).
20 ans, le bel âge pour tenter de nouvelles aventures, explorer de nouveaux territoires poétiques, faire entendre la voix de la jeune poésie.
En un mot, continuer à faire maloyer les mots, les vers, les phrases de celles et ceux qui chantent leur île.
PS : Depuis de longues décennies, nous dépensons des sommes faramineuses pour promouvoir La Réunion comme destination touristique.
Chacun jugera de l;efficacité de ces politiques.
Et si on mettait également quelque menue monnaie dans la culture pour faire connaître La Réunion dans le monde et peut-être susciter des désirs de voyage ?
Je suis convaincu qu;une participation d;écrivains à un salon du livre, de poètes à des rencontres littéraires, de troupes théâtrales à un festival, font aussi bien, voire mieux, pour la notoriété de La Réunion qu;une campagne publicitaire dans le métro parisien.


