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Campagne de sensibilisation pour le dépistage de l'Hépatite C

Le Centre Hospitalier Ouest Réunion (CHOR) a récemment lancé une campagne de sensibilisation pour le dépistage de l'Hépatite C. Cette campagne vise à  informer le plus grand nombre de personnes possible sur l'Hépatite C, ses modes de transmission et l;™importance de se faire dépister.
Ecrit par Marine Abat – le mercredi 26 juillet 2023 à 09H22

Le communiqué :

Le Centre Expert Hépatites Virales Réunion-Mayotte qui est à  l;™origine de cette campagne en partenariat avec le CHOR a récemment mené plusieurs études sur l;™hépatite C à  La Réunion. Le Docteur Laurent CUISSARD, Médecin gastro-entérologue et hépatologue à  La Réunion, et référent du Centre Expert au CHOR, accompagné de son équipe (G. BELON, T. CHANE TENGA, H. AUDIN-MAMLOUKA, M. DE BEAUREGARDA, Y. BADATB, C. FRANCOISA, C. ROUSSINA, AL. LE TOUXA, A. MILONA) ont réalisé ces études.

Etudes Hépatites C

Il a été observé que 7 % des réunionnais ont au moins un facteur de risque d'hépatite C et qu;™il faut rechercher les cas d'hépatite C restant à  dépister à  la Réunion majoritairement chez les personnes de plus de 50 ans. C'est pourquoi il est crucial d'encourager le dépistage régulier de l'Hépatite C, en particulier parmi les populations les plus à  risque. Le message principal de la campagne est : Vous avez plus de 50 ans ? Il est urgent de vous faire dépister auprès de votre médecin traitant !
 
Pour rappel, l;™élimination du Virus de l;™Hépatite C (VHC) est un objectif national. à€ la Réunion, territoire insulaire avec peu de nouvelles contaminations, les traitements actuels de l;™hépatite C sont efficaces, dans près de 100 % des cas, courts et bien tolérés, ils permettent d;™envisager une éradication de la maladie. Il faut pour cela diagnostiquer les cas méconnus. L;™Association Française pour l;™à‰tude du Foie (AFEF) conseille un dépistage généralisé, une fois dans la vie, mais en 2019 l;™Haute Autorité de Santé (HAS) a conseillé un dépistage sur facteur de risque. La mise en évidence d;™une prévalence élevée de facteurs de risque d;™hépatite C dans une population ou dans certains de ses sous-groupes pourrait permettre de lever certains freins au dépistage. Cependant, il n;™y avait pas de données sur ce sujet à  La Réunion. Les experts ont donc décidé de mener une étude afin de déterminer et d;™analyser la prévalence des facteurs de risque d;™hépatite C dans une population de personnes vivant à  La Réunion.
 
Résumé de l;™étude :

Le questionnaire a été proposé à  des habitants de la Réunion dans différentes situations : patients consultant leur médecin traitant (un cabinet en zone rurale dans les hauts de l;™àŽle et un en zone urbaine littorale), patients vus en Cs d;™anesthésie dans une clinique privée, en consultation de Gastro-entérologie et au CDAG du CH Saint Paul et passants rencontrés en gare routière à  Saint-Denis et à  Saint-Paul lors d;™une journée de sensibilisation grand public.

Les facteurs de risque habituels d;™hépatite C recherchés étaient des antécédents de transfusion avant 1992, de toxicomanie, de chirurgie avant 1997, de soins en pays à  risque, de tatouage, d;™incarcération, de rapports sexuels à  risque, cas familiaux, etc.
Le questionnaire anonyme recueillait les données socio-démographiques suivantes : le sexe, l;™année, le pays ou la région de naissance.

Les résultats ont indiqué que 22 des 750 questionnaires colligés étaient trop incomplets. Les personnes ayant rempli les 728 questionnaires retenus pour l;™analyse avaient les caractéristiques suivantes :
- 423 femmes et 305 hommes
- 151 personnes de + de 60 ans, 267 ayant entre 40 et 60 ans
- 286 ayant moins de 40 ans (année de naissance non renseignée pour 24).
 
D;™après ces données recueillies, 77 % avaient au moins un facteur de risque d;™hépatite C (73 % chez les hommes et 80% chez les femmes). Cette prévalence atteignait presque 80 % chez les plus de 60 ans, sans différence liée au sexe. Elle était encore plus élevée chez les femmes de moins de 40 ans (82%), les patients originaires de Madagascar (84%) et les personnes de + de 60 ans originaires de Madagascar (88%) ou de métropole (90%).

Conclusion : Environ 80 % des personnes réunionnaises de cette étude avaient au moins un facteur de risque d;™hépatite C. Dans certains sous-groupes, cette prévalence atteint 85% voire 90 %. Ces résultats nous semblent suffisants pour lever, à  la Réunion, d;™éventuels freins au dépistage de l;™hépatite C selon les dernières recommandations de l;™AFEF.

L;™Hépatite C ?

L'Hépatite C est une maladie virale qui affecte le foie. Elle peut rester silencieuse pendant de nombreuses années, sans aucun symptôme apparent. Cependant, elle peut entraîner des complications graves, y compris une cirrhose et un cancer du foie, si elle n'est pas détectée et traitée à  temps. Malheureusement, de nombreuses personnes atteintes de l'Hépatite C ne sont pas conscientes de leur état, car elles ne présentent pas de symptômes évidents, d;™où l;™importance du dépistage.
 
Ensemble, nous pouvons faire une réelle différence en permettant à  un plus grand nombre de personnes de connaître l'importance du dépistage de l'Hépatite C.
Nous remercions sincèrement les personnes engagées cette initiative de sensibilisation.
Ansamn nou giny aji !
 
Note : Veuillez consulter l'étude 6 sur le site internet du CHOR pour plus d'informations :
Espace Pro/ Centre Expert/ étude 6 : https://www.chor.re/poles/6-espace-pro/#gsc.tab=0
 

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