La mairie de Saint-André veut démontrer l'intérêt des travaux de la Cité artisanale

Les arbres qui déploient leur grand parasol ombragé comme les flamboyants seront conservés, tente de rassurer immédiatement la mairie. Les seuls îlots de verdure qui seront supprimés sont en fait de la "végétation de friche". La mairie dit avoir commencé à réfléchir aux travaux justement en raison des remontées de terrain, d’où son "étonnement à la lecture des remarques exposées ce mercredi matin ".
"On ne va pas régresser en termes de végétation. On est surpris car on va dans le sens de la population en répondant à plusieurs demandes", exposent les bras droits du maire.
Des riverains avaient notamment alerté l’ARS sur la nécessité d’intervenir contre les gîtes larvaires et il y a aussi les demandes pressantes des commerçants depuis 2020 qui avaient perdu de nombreuses places de parking depuis la livraison du TCSP (transport commun en site propre).
"Le temps des travaux du TCSP, la GTOI entreposait son matériel et ses engins. Depuis la fin du chantier, l’aménagement était donc envisageable. Il était logique qu’on aménage", complète la mairie qui a dû composer avec un héritage complexe.
La Cité a perdu son rôle économique au fil des ans
A l’origine, le petit quartier a été pensé pour, comme son nom l’indique, accueillir des artisans dont le domicile était également leur atelier. Puis la pratique artisanale se perdant au fil des générations, la cité s’est résidentialisée. Certains habitants ont eu la chance d’avoir l’accord de la mairie de l’époque pour acheter leur lieu de vie, d'autres en ont fait la demande, ce à quoi "on a répondu 'non'" depuis 2020, explique le directeur de cabinet du maire.
La mairie y voit ainsi un continuum avec le lifting de l’avenue de la République qui longe la Cité artisanale. "A la limite, si on était allé aménager un endroit situé en périphérie… mais la Cité artisanale se trouve en zone urbaine avec de nombreux commerces à proximité", expose la collectivité qui rappelle ainsi que le projet d'aménagement prend tout son sens justement parce qu'il est tourné vers l'activité économique. Un rôle économique que n'aurait jamais dû perdre la Cité.
La mairie bat également en brèche les remarques sur le supposé manque d’information concernant le démarrage des travaux. "Le maire est passé bien des mois avant, prenant le temps d’écouter les doléances des habitants. Les gens qui sont là ne peuvent pas dire qu’ils ne l’ont pas vu", ajoute le directeur de cabinet. Un prospectus a été déposé dans les boîtes aux lettres en novembre et un panneau a été installé en amont du premier coup de pioche.
"Le maire insiste depuis 2020 sur l’importance de la concertation. Notre objectif ce n’est pas d’arriver avec une tractopelle un lundi matin…", confirment les deux responsables de cabinet du maire.
Que la perspective d’un aménagement contente ou déplaise alentour, les travaux se poursuivent (voir la photo ci-après). A terme, les places de parking qui y seront livrées devraient l’être sous le format d’horodateur avec au moins deux heures gratuites. Les principaux concernés jugeront alors sur pièces.


