Grève de la faim : La maire de Saint-Louis répond au manifestant

Il affirme que cela fait plusieurs mois qu’il tente d’obtenir l’autorisation qui lui permettra de lancer les travaux. “Tout est financé par la MDPH et le Département, mais il faut une signature de la mairie, car elle est toujours propriétaire de mon logement. Mais je trouve porte close à chaque fois que j’essaye d’avoir une réponse”, poursuit le gréviste.
Interrogée, la maire, Juliana M’Doihoma, a tenu à ajouter quelques précisions par rapport aux affirmations de Pascal Boqui-Queni. “Nous avons effectivement reçu une demande de travaux de sa part, mais le 8 décembre dernier. Cela nous a interrogés, et nous avons lancé des investigations pour savoir qui était le propriétaire de la maison. Le 4 janvier dernier, il a ajouté un complément à son courrier, affirmant que cette demande était urgente, et le 10, il est devant la mairie. Il vient nous accuser de manquements, alors que nous sommes encore dans des délais plus que raisonnables”, explique l’édile.
“Nos recherches ont permis de confirmer que la mairie était effectivement bien propriétaire du bien en question. Il est loué depuis 1987 comme local d’habitation à monsieur. En 2002, il lui a été proposé d'acquérir ce bien dans le cadre d’un programme d’accession à la propriété, mais cela n’a jamais abouti car il avait des retards de loyers qu’il n’a jamais réglés. Il a aménagé ce logement en lieu d’accueil du public, son ashram, et veut qu’on lui signe sur un coin de table son papier, cela ne marche pas comme cela. Un bien qu’on lui loue pour une somme très modique, moins de 60 euros par mois, pour un F4 de 350 m²”, souligne la maire. “Je ne cautionne pas ce genre d’action, et cette manière de faire. Il aura donc une réponse à sa demande dans la semaine, mais il doit également s’engager à ne faire que les travaux requis, et doit s'acquitter de ses devoirs de locataire”, conclut Juliana M’Doihoma.
“Cette situation est emblématique des errements dans la gestion du patrimoine communal depuis des années. Comment des biens communaux peuvent être mis à loyers aussi bas, il va falloir remettre les choses à plat”, conclut l’édile.


