La CGTR veut un plan global pour développer le transport collectif dans l'île

Si la NRL a beaucoup occupé le devant de la scène, la CGTR dénonce un oubli des autres micro-régions. "Tout part pour la route en corniche, mais le Sud, l'Est et l'Ouest sont complétement saturés. Avec 400 000 voitures qui roulent tous les jours, on doit changer de manière de faire. Mais on n'entend rien comme proposition des élus", rappelle le secrétaire général.
L'organisation syndicale s'est également émue du peu de considération du ministre des Transports, Clément Beaune, pour l'Outre-mer alors que cette question est au centre des préoccupations du gouvernement, selon l'exécutif lui-même.
"Nous avons écrit au ministre car nous avons besoin d'un plan clair d'action. Il faut une organisation puissante capable de piloter et de planifier les transports à La Réunion. Le bus a été choisi en 2014 mais il faut mettre toutes les options sur la table, même le ferroviaire, avec une population qui va frôler le million d'habitants", continue le syndicaliste. "On ne sait pas qui est responsable de cette question aujourd'hui. Le SMTR n'a pas réussi à centraliser autour de lui les intercommunalités", poursuit Roger Alagama.
Petite lueur d'espoir pour la CGTR, la signature prochaine d'une convention collective pour les chauffeurs de bus. "Depuis 40 ans, les chauffeurs sont pénalisés car la loi interdit l'application de la convention nationale. Certains chauffeurs sont payés moins que le Smic, avec des contrats précaires. Avec la fin de la grève de 2021 dans l'Ouest, nous sommes sur le point d'aboutir à un accord. Une prochaine réunion est prévue le 29 septembre prochain avec tous les partenaires pour poursuivre les discussions", se réjouit la CGTR.
Alors qu'une grande partie de l'offre de transport repose sur des délégations de service, la fédération demande plus de rigueur dans les cahiers des charges des appels d'offre. Là encore, la CGTR fait appel au "courage politique" des élus pour imposer de meilleurs salaires pour les chauffeurs. "Il faut qu'on arrête de se dégager de toute responsabilité en renvoyant vers les entreprises qui ont les marchés. Les collectivités ont les moyens de peser en rédigeant un cahier des charges plus rigoureux", conclut le syndicaliste.


