Ivre, il jette de l'huile bouillante sur sa compagne

Jean-Alain G, 63 ans, à la mauvaise habitude de boire, de beaucoup boire. Et lorsqu'il a bu, il s'en prend trop souvent à sa compagne. Le samedi 20 novembre dernier, il rentre après avoir une fois encore consommé de l'alcool. Quand il arrive à la case, sa compagne fait des beignets dans la cuisine. Elle lui fait alors une remarque sur son état. Il n'apprécie pas et de colère, il prend la poêle et jette l'huile bouillante qui s'y trouve en l'air, en direction de la pauvre femme. Elle sera brûlée à l'épaule et l'omoplate. Pour la première fois, elle dépose plainte mais indique aux policiers que cela dure depuis des années.
Jean-Alain G. est interpellé et placé en garde à vue. C'est un vieil homme qui se présente devant le juge. Il peut à peine marcher et ne sait ni lire, ni écrire. Sa seule ligne de défense est qu'il ne se rappelle de rien après avoir bu. Fort heureusement, la victime s'en sort plutôt bien mais est très choquée et fatiguée des violences répétées. Le parquet ne se laisse pas attendrir par l'état physique du sexagénaire et requiert une peine de 18 mois de prison dont 10 mois assortis d'un sursis probatoire ainsi que le maintien en détention.
"A-t-il sa place en prison ? La réponse est non !"
La défense est passablement surprise par le quantum demandé en raison du casier vierge de tout fait de violence du prévenu. "Quand on lit la procédure, on pense qu'il s'exprime parfaitement bien en français. Nous pouvons constater que ce n'est pas le cas. Je pense qu'il n'a pas compris un mot de ce qu'il se passe. Il reconnait ses tords et il est conscient que cette relation est toxique. Il est complètement perdu depuis samedi, c'est la première fois qu'il va en prison. La vraie question est : a-t-il sa place en prison ? La réponse est non ! Il a aussi droit à ce que l'on s'occupe de lui, il a besoin de soins".
La robe noire a été partiellement entendue par le tribunal. Jean-Alain G est condamné à 12 mois de prison dont 8 avec sursis. Il devra se soumettre à une obligation de soins et se voit interdire d'entrer en contact avec la victime et de paraitre à son domicile. Cependant, il est maintenu en détention.


