Qui s'est constitué partie civile contre la Fondation Bardot ?

C’est ce jeudi que la Fondation Brigitte Bardot et son responsable de la communication Bruno Jacquemin doivent répondre d’injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation ou la race par parole écrite, image ou moyen de communication au public. Il y a plus de deux ans, lorsque le courrier de l’ex-égérie du cinéma français avait fuité des couloirs de la préfecture, l’emballement avait été phénoménal. Dépassant même les côtes de notre île.
Au final, cinq associations ou personnalités politiques ont transformé leur désapprobation du moment en se constituant partie civile. Face à la Fondation Bardot se tiendront ce jeudi les représentants de la Fédération des associations et groupements religieux hindous et culturels tamouls de La Réunion (FAGRHCTR) et son président Jean-Luc Amaravady, la Ligue internationale contre le racisme, le député Jean-Hugues Ratenon, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, et la Ligue des droits de l’Homme.
Toutes ces organisations ou personnalités du monde politique estiment être en droit de demander des comptes à la fondation Bardot pour les propos tenus en 2019 à l’encontre de la population réunionnaise.
Parmi les premiers à joindre la parole aux actes, le député Jean-Hugues Ratenon avait, dès le 20 mars 2019, soit au lendemain de la publication du courrier adressé au préfet, décidé de porter plainte auprès du procureur "contre les insultes raciales proférées contre les Réunionnais".
Quelques heures auparavant, soit le soir même de la divulgation du contenu de cette lettre de Brigitte Bardot adressée au préfet Amaury de Saint-Quentin, la ministre des Outre-mer Annick Giradin avait émis l’idée d’associer l’Etat à la démarche des autres plaignants.
"Si ce courrier est authentique, il appelle une réponse claire : le préfet de La Réunion déposera dès demain une plainte à laquelle je m'associerai. Le racisme ordinaire n'a pas sa place dans le débat d'idées", avait affirmé Annick Girardin qui achevait ce jour-là son troisième et dernier jour de visite ministérielle à La Réunion.


