Désensablement du port de Sainte-Marie : début des travaux le 11 octobre

La Cinor annonce ce vendredi le lancement des travaux dans le port de Sainte-Marie. Après plusieurs incidents qui ont mené à la fermeture du site le 11 juin dernier, une étude a été réalisée pour venir à bout de l'ensablement du port. "Les moyens sont mis en œuvre", assure Didier Gopal, 4e vice président de la Cinor, chargé de l'aménagement du port.
Les raisons de l'ensablement
Le phénomène serait l'une des conséquences du réchauffement climatique.
"C'est un phénomène mondial. Ce sont tous les ports, notamment celui de Bretagne en métropole, qui connaissent un ensablement. Sur La Réunion, les ingénieurs qui sont intervenus ont constaté que sur les 90 dernières années, on n'avait jamais vu autant de sédiments se déplacer", indique Didier Gopal. L'absence de cyclones ces dernières années pourrait s'avérer être l'un des facteurs du phénomène.
Les moyens mis en œuvre
Face à l'ampleur des déplacements des sédiments sur la côte, des moyens techniques conséquents seront déployés. La société Ocetra, spécialisée dans le domaine des travaux maritimes, sera d'ici le 11 octobre prochain en charge du désensablement de la zone et de son entretien durant deux ans. Pour y parvenir, des pompes de 700m3/H et une barge seront utilisés d'ici le mois de novembre, à l'issue de l'ouverture du chenal.
Les pêcheurs, premiers concernés par la problématique, ne sont pour l'heure pas encore indemnisés pour les pertes encourues, mais le dossier "est en cours", assure le représentant de la Cinor. Ces derniers pourront reprendre leur activité d'ici la fin du mois d'octobre, après le désengorgement du chenal, une échéance en cohérence avec la période de pêche.
Ces travaux devraient durer deux ans, pour un coût total estimé à 900 000 euros.
Livraison du nouveau port en avril 2022
Malgré ces travaux de dragage, la Cinor compte respecter le calendrier du projet global du site. Le port de Sainte-Marie, en rénovation depuis plus de trois ans, devrait être livré d'ici avril 2022.
Les autres travaux s'y poursuivent, rappelle Didier Gopal : "Le site prend forme, on veut faire de ce lieu un territoire attractif du Nord".
La Cinor ambitionne aujourd'hui de "miser sur l'économie de la mer". "On a sur la zone du port de Sainte-Marie un potentiel foncier et il faut que l'on arrive à prendre notre place. On ne peut pas aujourd'hui être entouré de mer et ne pas la mettre en avant. On a une technicité et des Réunionnais qui sont compétents, il faut mettre cela à contribution pour permettre au Nord de prendre sa véritable place, pas seulement à La Réunion, mais aussi dans l'océan Indien".
Les travaux nautiques s'achèvent et la partie terrestre des travaux se poursuit avec la sortie de terre d'un bâtiment tout équipé qui deviendra un espace commercial dédié à la mer et aux produits frais.
A terme, les travaux du nouveau port de Sainte-Marie, cofinancés par La Cinor, le Feder, la société aéroportuaire et l'Europe, devraient coûter au total 20 millions d'euros.


