Pôles d’excellence rurale 2ème génération : Le projet de l’ARER labellisé par le gouvernement


Forts du succès des premiers appels à projets en 2006, le ministre de l’espace rural et de l’aménagement du territoire, Michel Mercier, et le ministre de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, Bruno Le Maire, ont décidé fin 2009 de relancer conjointement un nouvel appel à candidatures pour les pôles d’excellence rurale deuxième génération (PER 2G).
Une première vague d’appel à projets s’est déroulée entre les mois de novembre 2009 et février 2010.
A l’issue de l’examen des 201 projets présentés au plan national, Michel Mercier et Bruno Le Maire ont annoncé le 7 juillet 2010 la liste des 115 dossiers retenus dont cinq pour l’Outre-mer (1 Guadeloupe, 3 Guyane, 1 Réunion).
Les candidatures déposées fin février 2010 au titre de l’appel à projets "pôles d’excellence rurale" ont eu à démontrer leur caractère novateur et partenarial à l’échelle de leur territoire, créateur d’emplois et fédérateur des différents acteurs d’une même zone et partenarial.
Elles portent sur des projets d’investissement favorisant l’activité économique ou l’offre de services qui trouvent leur justification au regard des problématiques de chacun des territoires concernés.
Ces projets bénéficieront de subventions d’Etat pour un montant allant, selon la nature et l’importance du projet, de 350.000 à 1.500.000 d’euros. Les préfets de département sont chargés d’ajuster, avec les porteurs de projets, les plans de financement dans les semaines à venir.
Dans le prolongement des Assises des territoires ruraux, et dans le cadre du plan en faveur des territoires ruraux annoncé le 11 mai dernier, les pôles d’excellence rurale constituent un outil intéressant pour mettre en œuvre de façon concrète la politique d’aménagement du territoire en associant les collectivités territoriales.
Le projet de l’ARER : l’expérimentation d’une filière courte "Bois énergie"
La candidature de l’Agence Régionale de l’Energie Réunion (ARER) soutenue par l’Etat dans le cadre de l’appel à projet PER vise à initier une opération expérimentale d’envergure utilisant les ressources en bois mobilisable dans les Hauts de la Réunion et plus particulièrement une peste végétale fortement représentée, l’acacia mearnsii, et le cryptoméria issu de l’exploitation forestière du domaine public.
Cette "ressource bois" qui devrait être exploitée par des agriculteurs à la recherche de diversification devrait alimenter deux installations pilotes de gazéification installées à proximité qui produiront de l’électricité et de la chaleur afin de contribuer au mix énergétique Réunionnais dans un contexte de forte tension.
Si la production d’électricité sera totalement dédiée au réseau EDF (tarif négocié spécifiquement pour l’opération avec l’opérateur), la production de chaleur sera valorisée pour le séchage du bois et d’autres biomasses, pour des besoins agricoles locaux (serres maraîchères, distillation de plantes à parfum, production de champignons de géranium) ou encore pour des projets à vocation touristique (chauffage, production d’eau chaude, spa…).
L’ensemble de ces composantes du projet devrait permettre d’évaluer, au travers de l’expérimentation intégrée envisagée et permise par le PER, d’évaluer concrètement les conditions d’une nouvelle filière courte "bois-énergie" dans les Hauts de la Réunion et sa modélisation.


