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Et si on s’évadait… à La Réunion ?

Voyager l’esprit tranquille et sans dépenser un sou pour une belle maison est le rêve de tous en ces temps difficiles. Un rêve à portée de main grâce à l’échange de maisons entre inconnus. Sophie, adepte de ce mode de vacances collaboratif, nous partage son expérience.
Ecrit par zinfos974 – le dimanche 15 août 2021 à 14H25

J’emporte un ou deux tubes de crèmes solaires ? Passeport en poche ? Réservation de la voiture checkée ? Telles étaient les principales interrogations du voyageur à J - 1 avant le grand départ en vacances. Désormais, nombreux sont ceux à se demander si leur test PCR est bien négatif, si leur vol est maintenu ou encore si le couvre-feu sera instauré dans leur lieu de villégiature.
 
Crise sanitaire oblige, bon nombre de projets d’évasion à travers le monde sont tombés à l’eau pour beaucoup de Réunionnais.

À l’image de Sophie. La mère de famille parcourait le monde trois à quatre fois par an avec sa tribu avant l’arrivée du Covid. Face à l’incertitude des vols, la Tamponnaise a trouvé la parade pour assouvir ses envies de dépaysement, tout en restant à La Réunion.
 
Son astuce ? L’échange de maisons avec des inconnus grâce à la plateforme Home Exchange.

Ce mode de tourisme collaboratif basé sur la confiance a le vent en poupe, depuis plusieurs années. Et pour cause, vous prêtez votre maison pour la durée des vacances à une autre famille qui vous prête la sienne au même moment ou en différé.

"J’ai toujours retrouvé ma maison nickel"

Aucune transaction financière n’a lieu entre les familles. La seule monnaie d’échange utilisée est le Guest Points, symbole de votre hospitalité. Pour avoir accès aux 45.000 maisons à travers 159 pays, une participation de 130 euros à l’année est demandée.
 
"C’est comme du troc. En janvier, j’ai visité le quartier de l’Abondance à Saint-Benoît. En mars, le quartier de Bellemène à Saint-Paul. En juillet, nous étions à l’Eperon. On apprend à redécouvrir l’île autrement. On entre dans le quotidien de chacun. On garde les animaux, on arrose les jardins. J’aime découvrir différents univers, j’aime ce côté intime", confie la globetrotteuse.
 
Après 16 échanges de maisons à son actif, notamment en Bretagne et en Normandie, Sophie garde toujours le même enthousiasme. "Avec les hébergeurs, il y a beaucoup de respect. J’ai toujours retrouvé ma maison nickel, avec des mots de remerciements. Le contact est très bon", souligne-t-elle.
 
En janvier prochain, elle mettra le cap vers le Japon et l’Europe pour une aventure de six mois avec les siens. Sa maison colorée et lumineuse, nichée au Tampon, sera bien évidemment à disposition des voyageurs en quête d’authenticité et de dépaysement.

 

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