Revenir à la rubrique : Société

Changement climatique : La Terre peut s'en remettre mais pas l'humanité, alerte le GIEC

Le projet de rapport du GIEC est alarmant. "Le pire est à venir, avec des implications sur la vie de nos enfants et nos petits-enfants bien plus que sur la nôtre", préviennent les scientifiques. Le seul espoir : "Une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux".
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 24 juin 2021 à 12H10

La vie sur Terre telle que nous la connaissons sera inéluctablement transformée par le dérèglement climatique dans 30 ans, voire avant. C'est la sonnette d'alarme tirée par le projet de rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’Organisation des Nations Unies (ONU).
 
"La vie sur terre peut se remettre d’un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes. L’humanité ne le peut pas", alerte le résumé technique qui s'étend sur 137 pages.

Si en signant l’accord de Paris en 2015, une partie du monde s’est engagée à limiter le réchauffement à 2 °C, si possible à 1,5 °C, le GIEC estime que dépasser le seuil de 1,5 °C pourrait déjà entraîner "des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles". Et la probabilité que ce seuil de 1,5 °C sur une année soit dépassé dès 2025 est déjà de 40 %, souligne l’Organisation météorologique mondiale.

"Des implications sur la vie de nos enfants et nos petits-enfants"

Le scénario catastrophe qui se dessine est le suivant : pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces... "Les niveaux actuels d’adaptation seront insuffisants pour répondre aux futurs risques climatiques", prévient le GIEC.

"Le pire est à venir, avec des implications sur la vie de nos enfants et nos petits-enfants bien plus que sur la nôtre", annonce le GIEC, le climat ayant déjà changé. D'ailleurs, pour certains animaux et variétés de plantes, il est peut-être même déjà trop tard. Le rapport cite notamment les récifs coralliens, dont un demi-milliard de personnes dépendent.

Ainsi, même en limitant la hausse à 2 °C, jusqu’à 80 millions de personnes supplémentaires auront faim d’ici à 2050 et 130 millions pourraient tomber dans la pauvreté extrême d’ici à dix ans, selon les scientifiques. Avec une augmentation contenue à 1,5 °C, dans les villes, 350 millions d’habitants supplémentaires seront exposés aux pénuries d’eau, 400 millions au-delà de 2 °C. Et 420 millions de personnes de plus seront menacées par des canicules extrêmes avec un demi-degré supplémentaire.

Certaines régions, notamment les zones côtières, pourraient être frappées par plusieurs catastrophes météorologiques simultanées (canicule, sécheresse, cyclone, incendie, inondation, maladies transportées par les moustiques…). 

"Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation"

Si aucun remède miracle unique existe, une seule action peut avoir des effets positifs en cascade, est-il noté. Comme la conservation et la restauration des mangroves et des forêts sous-marines de kelp, véritables puits de "carbone bleu", qui accroissent le stockage du carbone, tout en protégeant contre les submersions et en fournissant un habitat à de nombreuses espèces et de la nourriture aux populations côtières.

En dépit de ses conclusions alarmantes, le rapport souligne tout de même l'espoir qu'il reste aux hommes de changer leur destin par des mesures immédiates et drastiques. "Nous avons besoin d’une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement", plaide le rapport. 

Pour résumer : "Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation."

 

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :