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Ce monde évolue trop vite..

Y compris dans le domaine pédagogique. 40 ans de carrière dans le milieu, de la plus petite porte à la plus grande, et 3/4 de siècle d'existence heureuse, je peux vous en parler.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 21 octobre 2020 à 10H15

Jadis pour devenir enseignant, il fallait être formé. C'était un corps de métier avec ses règles et ses valeurs. Il fallait être formé... Et non pas avec monsieur tout le monde. Son employeur même s'en chargé, le recrutement était spécifique, la formation était spécifique. Les journées pédagogiques et les regroupements pédagogiques, sous la tutelle de Monsieur l' Inspecteur, s' intercalaient dans le calendrier scolaire de chaque année et bien avant les réservations de voyages pour les vacances.

Pas question, ensuite, de jouer au shérif en matière de pédagogie dans sa classe.

Pour s'adapter à son temps, on a supprimé toutes les étapes de la formation des enseignants: le concours de recrutement pour être remplacé par l'inscription à Pôle emploi, l'université au lieu du concours spécifique. Tout ceci dans un esprit d'ouverture à la vie, à la démocratisation. On fait avec le tout-venant.

Le suivi de la formation s'est vite retrouvé réduit à une peau de chagrin, les corps d'inspection pédagogique chargés d'accompagner l'enseignant au cours de sa carrière réduits au plus petit nombre... Nous vivions tous sous la crainte de l' inspection inopinée, l'inspecteur qui frappe à votre salle de classe et qui s'installe pour voir et évaluer le déroulé de votre cours, aujourd'hui annoncée 72 heures à l'avance selon un protocole administratif bien établi par les syndicats guerriers sur la question.

Un air de liberté s'est emparé du monde enseignant. Entre 2 à 3 inspections au cours d' une carrière,  l'enseignant est libre de ses agissements, de ses dires et de ses faits. Pour le meilleur et pour le pire... ça ne suffit pas, puisque j' ai lu des bannières en réclamer bien davantage encore: "Liberté pédagogique pour les profs".

La liberté comme tout le monde le sait, il faut savoir gérer.

Le Ministre de l' Éducation nationale, dans ses petits souliers en ce moment, son chagrin étouffé ferait bien d' y songer.

 

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