La campagne sucrière ne débutera pas lundi

Tout le monde est ressorti insatisfait des discussions au Centre technique interprofessionnel de la canne et du sucre (CTICS) à la Providence hier soir. Les négociations concernant le protocole d’échantillonnage de la canne ont encore viré au vinaigre, comme la veille. Entre les planteurs et les représentants de Tereos, aucun point d’accord n’a été trouvé.
Le point d’achoppement tourne autour des modifications que souhaite apporter Tereos au protocole d’échantillonnage pour définir la richesse du sucre. Les industriels veulent que celle soit évaluée par 9 points de sondage dans la cargaison. Les industriels estiment que sans cela, la surévaluation leur fait perdre plusieurs d’euros. De leur côté, les planteurs reprochent à Téréos de systématiquement durcir leurs conditions d’échantillonnage.
Si les deux parties ont progressé sur la partie haute du chargement, la tension s’est cristallisée autour de la partie basse. Les industriels veulent pouvoir percer la canne dépassant du chargement jusqu’à 30 centimètres à partir de la ridelle arrière alors que les planteurs veulent que cette méthode ne soit réalisée que pour les chargements dépassant d’un mètre. Un point important puisque passé 30 centimètres, la partie molle de la canne est moins riche en sucre. Les enjeux sont donc importants pour les deux parties.
Face à l’impossibilité de trouver un point d’accord, le président du CTICS, Edvin Payet, a levé la séance. Téréos refuse de recevoir les cannes en l’absence d’accord, la saison ne débutera pas lundi prochain. Le Conseil d’administration ne se réunissant pas avant samedi prochain, la coupe canne ne démarrera probablement pas avant.


