Le "sucre bio" crée la zizanie dans le monde de la canne

La CGPER est contre la démarche de Téréos et le fait savoir. Contrairement à la Chambre d’agriculture, le syndicat considère que "le sucre bio ne peut pas être considéré comme une valorisation possible à court terme de notre production de cannes". Les études préalables devant durer au moins 4 ans, la CGPER estime que le sujet ne doit pas s’intégrer dans les prochaines discussions sur la nouvelle convention canne et le calcul des prix.
Mais plus que le fond, c’est la forme qui dérange le syndicat d’agriculteurs. En apprenant la nouvelle dans la presse, la CGPER regrette qu’ "une fois de plus, les planteurs sont traités comme quantité négligeable". Téréos a ainsi mis les agriculteurs "devant le fait accompli" selon eux. La CGPER dénonce la démarche de l’industriel qui aurait dû présenter ce projet lors de l’Interprofession "où représentants élus des planteurs et des industriels doivent discuter des orientations stratégiques de la filière, et des applications concrètes".
Le syndicat estime que les planteurs puissent avoir un droit de regard sur les recherches menées par eR’Canne car "l’orientation de cette structure et la diffusion de ses travaux ne doivent pas être l’exclusivité d’un industriel". La CGPER affirme que ce serait le seul moyen d’illustrer parfaitement le partenariat planteur-industriel.


