Le collectif contre les abus bancaires demande au préfet la mise en place d'un observatoire bancaire

Après avoir pris acte de l'allocution d'Emmanuel Macron hier soir, le collectif contre les abus bancaires demande au préfet revient à la charge sur la mobilisation des établissements bancaires dans cette crise sanitaire. Il demande au préfet la création d'un observatoire bancaire avec un représentant de chaque chambre consulaire, un représentant de chaque banque ou de la fédération des banques locales, ainsi que des associations de consommateurs et syndicats sociaux professionnels, pour qu'aucune entreprise "ne soit laissée sur le carreau en cette période extrêmement importante".
L'association contre les abus bancaires a pris acte des dispositions prises par le président de la République sur la suite du confinement pour enrayer cette crise sanitaire.
Une crise sanitaire sans précédent avec un impact économique constant depuis le début de la crise et qui va se poursuivre encore plusieurs semaines voir des mois.
Le président a, dans son allocution, apporté un point précis sur le rôle à jouer des banques dans cette crise envers les entreprises.
La solidarité, maître mot de ce discours doit être appliquée à tous les niveaux. Afin de sauver notre économie, cette solidarité doit être appliquée par les banques sur les directives gouvernementales pour le maintien des structures entrepreneuriales de notre pays et de notre île.
Ce discours est dans la lignée du dernier discours du président , mais force est de constater que les manquements sur le rôle des banques ont dû être relevé, puisque les mesures n'étaient pas toutes suivies.
Trop de petites entreprises relayent des refus des banques sur les prêts de trésorerie avec garantie de l'état pour les sauver.
D'une part ces refus mettent à mal les entreprises qui travaillent à flux tendu sur leur trésorerie, et mettent également à mal le paiement des salaires de leurs employés, et entraîne de façon systématique un impact important sur l'économie globale.
On prévoit une baisse de 8% de notre PIB en 2020, mais cette baisse sera beaucoup plus importante si les banques ne suivent pas pendant ces 3 prochains mois.
L'heure n'est pas à la polémique, mais bien à une méthodologie de suivie des directives afin de ne pas perdre une seule entreprise lors de cette crise, qui n'est pas dû à une mauvaise gestion des personnes, mais à une pandémie mondiale que personne ne s'attendait.
En ce sens, et afin d'avoir une totale transparence sur les dossiers présentés en commission des banques, le collectif demande un suivi beaucoup plus strict, en créant un appui de chaque chambre consulaire sur le soutien des entreprises : Chambre des Commerces, Chambre des Métiers, Chambre d'Agriculture pour faciliter les informations et la marche à suivre pour les chefs d'entreprises.
D'autre part, le collectif appelle le préfet à mettre en place, avec l'IEDOM, avec un représentant de chaque chambre consulaire, un représentant de chaque banque ou de la fédération des banques locales, ainsi que des associations de consommateurs et syndicats sociaux professionnels, du suivi des mesures bancaires proposé par le gouvernement, avec un point hebdomadaire des dossiers présentés (en respectant les conditions de distance sociale).
Cet observatoire bancaire jouera le rôle de contrôle et fera tout pour qu'aucune entreprise ne soit laissée sur le carreau en cette période extrêmement importante.Ce n'est qu'ensemble que l'on réussira à sauver nos entreprises et notre tissu économique, comme ensemble nous sommes entrain de vaincre ce virus.


