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Le Kalbanon de Bel Air bientôt ressuscité grâce au Galabé

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 12 décembre 2018 à 17H03

Ils ont pour ambition de construire une micro-sucrerie sur une plantation familiale.  Bertrand Caruel, le fermier de la plantation de Bel Air, et [Alexis Rivière]urlblank:https://www.zinfos974.com/Vous-souvenez-vous-du-sucre-Galabe_a106940.html cultivent et transforment les cannes en Galabé, ce sucre de canne connu pour être savoureux et raffiné. Ils lancent appel à la solidarité des internautes pour concrétiser leur projet, à travers [une cagnotte de financement participatif]urlblank:https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/galabe-le-sucre-de-canne-agricole/tabs/description .

"Notre projet trouve également sa motivation dans le respect d'un héritage culturel et familial enraciné dans l'histoire sucrière de l'île de la Réunion. Des années 1930 au années 1950, René Payet (notre arrière grand-père) dirigea l'usine de Quartier-Français. C'est ensuite son gendre, Maxime Rivière, ingénieur majeur de l'industrie sucrière du XXème siècle (notre grand-père), qui pris les rênes de l'usine pour en faire le premier groupe sucrier de l'île", indiquent-ils.  

Cela fait désormais quatre ans que les deux passionnés travaillent à faire renaître le Galabé et à lui donner ses lettres de noblesse. "Le Galabé c'est 100% pur jus de cannes, sans additifs, sans colorants, sans conservateurs et avec un apport nutritionnel de qualité". Ils proposent également un sirop de cannes (dit sirop "La cuite") fabriqué dans les mêmes conditions que le Galabé.  

Après cette phase test au cours de laquelle ils ont travaillé "comme des rockers dans un garage", avec des moyens rudimentaires peu performants, les deux passionnés souhaitent investir dans un dispositif leur permettant d'accroître et de diversifier leur production, mais aussi d'accueillir le public sur le domaine.

"L'atelier de production abritera principalement un moulin à cannes ce capacité semi-industrielle, une chaudière à vapeur (alimentée par la bagasse, la biomasse issue de la canne), un dispositif d'évaporation et de concentration du jus de cannes et des équipements de conditionnement", indiquent-ils. "Nous prévoyons l'embauche de cinq personnes pour assurer la gestion du processus de production".

C'est dans le Kalbanon de Bel Air, véritable lieu de mémoire situé sur la zone de l'ancienne usine sucrière du domaine, qu'ils souhaitent installer leur outil de transformation."De nombreux travailleurs "Engagés" sur l'exploitation y ont vécu avec leurs familles, pendant des décennies. Pour le sauver de la ruine, nous souhaitons réhabiliter ce site historique".

À moyen terme, leur ambition est de rendre disponible une gamme élargie de nouveaux produits alimentaires de qualité issus de la canne à sucre, et "de participer à faire rayonner le terroir réunionnais et son patrimoine agricole et gastronomique en le mettant en contact avec d'autres cultures".

 

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